Une augmentation des salaires dans la fonction publique à l’étude

    mercredi 17 juin 2015

    Des rencontres ont eu lieu, hier matin, entre le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique,
    Jean-Christophe Bouissou, et les représentants de la CSTP/FO et de A Tia I Mua. Les représentants des deux centrales ont salué l’initiative du ministre. Jean-Christophe Bouissou a laissé entendre que les salaires des fonctionnaires seraient réévalués, “après plusieurs années de gel”.

    Le ministre de la Modernisation de l’administration et de la fonction publique, Jean-Christophe Bouissou, a reçu, hier matin, les représentants de la confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie/Force ouvrière (CSTP/FO) et ceux de la confédération A Tia I Mua, dans les locaux du ministère du Tourisme, quai des Paquebots, à Papeete.
    Cette rencontre s’inscrit, selon le ministre, dans sa volonté de recevoir les partenaires sociaux afin d’évoquer avec eux “les problématiques liées au travail des fonctionnaires, à la modernisation de la fonction publique avec la nécessaire adaptation des missions de services publics au regard des enjeux qui attendent le Pays”.
    Pour Jean-Christophe Bouissou, le dialogue et l’explication doivent être privilégiés pour faire avancer la fonction publique : “Le gros travail que j’aurai à organiser avec les autres membres du gouvernement, sous l’égide du président, va consister à bien expliquer aux fonctionnaires les objectifs que nous avons, notamment en matière de développement.”

    Jouer cartes sur table
    Tous les sujets ont été abordés à l’occasion de ce tour de table, même celui concernant les récents conflits sociaux : “Nous avons également abordé les questions liées aux conflits à l’intérieur de nos administrations, notamment au CHPF (centre hospitalier de la Polynésie française, NDLR). On comprend qu’il y ait une forte envie de voir ces différents statuts qui cohabitent au sein de l’hôpital, être pris en compte, avec les spécificités liées à certains métiers exercés dans le milieu hospitalier, mais aussi au niveau des pompiers des aéroports.”
    Pour le ministre, le dialogue social est une obligation dans la prévention des conflits : “Le dialogue social, c’est la communication, c’est le fait d’intégrer les partenaires sociaux comme de véritables partenaires qui ont une parfaite connaissance de certaines problématiques. C’est donc un atout de pouvoir les rencontrer et de pouvoir discuter avec eux pour faire évoluer favorablement ces problèmes ou ces points de blocages.”
    Jean-Christophe Bouissou confirme également les bonnes relations entre le gouvernement et les syndicats : “Il n’y a pas de difficulté particulière à dialoguer avec les syndicats. Il faut considérer les responsables syndicaux comme des partenaires, c’est mon point de vue. Si l’on fait les choses dans son coin, c’est forcément l’incompréhension.”

    Revalorisation des salaires

    Pour le ministre, le sujet concernant la revalorisation des salaires dans la fonction publique fait partie des réflexions du gouvernement : “Le sujet relatif à la prise en compte de l’indice de calcul des rémunérations dans la fonction publique fera l’objet d’un positionnement de la part du gouvernement. Le président Fritch est, il me semble, dans cet état d’esprit, et après plusieurs années de gel des salaires, il est normal que ce sujet soit étudié. La relance économique passe aussi par la relance de la consommation, et comme celle-ci est liée au pouvoir d’achat, il faut prendre des décisions qui vont dans le bon sens, cela d’autant plus que nous sommes confiants dans les projets d’investissements qui vont se concrétiser d’ici la fin de l’année, et certainement dans le courant de l’année 2016.”

    Réforme de la PSG

    En ce qui concerne l’absence de certains syndicats aux ateliers de réflexion censés proposer des solutions à la sauvegarde de la protection sociale généralisée (PSG), le ministre a son explication : “En ce qui concerne la PSG, il faut bien comprendre que la position tenue par certains syndicats est de se mettre de côté pour ne pas avoir à supporter les conséquences des décisions qui devront être prises pour sauver la PSG. Il est certain que, parmi ces décisions, certaines doivent être courageuses et importantes et qu’elles feront appel à des contributions financières. Mais nous n’avons pas le choix et il faut avancer, quel que soit le choix de certains. Ce n’est pas un problème pour le gouvernement que de prendre les décisions qui s’imposent pour notre société.”

    Pascal Martin

    Lire aussi les réactions de Yves Laugrost du syndicat A Tia I Mua et de Philippe Couraud affilié au syndicat CSTP/FO et représentant au Conseil supérieur de la fonction publique dans La Dépêche de Tahiti de mercredi 17 juin ou au feuilletage numérique

     

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