Une communauté Facebook dédiée aux dons : « Je donne… qui veut ? »

    jeudi 19 mars 2015

    On connaissait les sites de vente ou d’échange d’articles en ligne qui se sont multipliés, ces dernières années, en raison d’une conjoncture difficile au fenua. En revanche, une communauté Facebook où il n’est question ni d’argent, ni de troc, mais uniquement d’aider son prochain sans aucune “arrière-pensée”, les Polynésiens n’en avaient jamais vu. C’est désormais chose faite. Depuis mardi, le réseau social accueille, en effet, un groupe dénommé “Je donne…qui veut ?”

    “Logique de surproduction”

    Un espace de rencontres entre particuliers, ouvert à tous, qu’a décidé de créer une jeune créatrice de bijoux, Barbara Le Breton. “Je fais partie de ceux qui, depuis des années, entassent des sacs d’affaires à donner mais, sans savoir, finalement, à qui les donner. En outre, je suis membre de l’association Les Marraines qui œuvre pour des foyers maternels. Nous avons souvent été amenés à chercher des affaires pour aider, par exemple, de jeunes filles qui quittaient le foyer pour démarrer dans la vie active. Nous cherchions des draps, de la vaisselle, un peu de tout… Mais l’on se rendait compte que ce n’est pas toujours facile à trouver.

    Donc je me suis dit : ‘Il faudrait créer un espace où les gens qui veulent donner puissent rencontrer ceux que ça intéresse”, explique-t-elle.

    Pour autant, “Je donne… qui veut ?” n’a pas uniquement pour finalité de venir en aide aux personnes dans le besoin. Le concept consiste aussi à offrir “une deuxième, voire une troisième vie” à des objets dont leurs propriétaires n’en ont plus l’utilité.

    “Cela peut intéresser des gens qui veulent faire des économies, mais aussi le bricoleur qui adore retaper de vieux meubles ou encore le passionné d’informatique qui va récupérer un ordinateur hors d’usage et invendable pour en extraire les composants qui l’intéressent.”

    Car Barbara Le Breton milite, à son échelle, pour la décroissance, donc contre “la consommation de masse” qui pousse le consommateur à acquérir toujours plus, quitte à jeter ce qui fonctionne encore : “On est aujourd’hui dans une logique de surproduction et de gâchis. Il me semble que c’est Oscar Wilde qui déclarait : ‘On connaît le prix de tout mais la valeur de rien’. Aujourd’hui, un objet existe que par la pulsion d’achat qu’il suscite. On oublie sa valeur intrinsèque.”
    En deux jours d’existence, la page comptait un peu plus de 200 membres, hier. Mais le bouche-à-oreille devrait rapidement faire grimper le compteur. “C’est la façon dont les gens joueront le jeu qui fera l’intérêt du groupe. Mais nombreux sont ceux qui veulent participer. Il y a un élan très sympa”, souligne sa créatrice.
    Bien entendu, celle-ci ne touchera aucune commission. “C’est vraiment un espace dédié à des publications d’annonces uniquement pour des objets gratuits. L’échange en lui-même, je ne le gère pas. Je ne vais pas non plus vérifier l’état des objets donnés ni contrôler l’honnêteté de tout le monde”, conclut la jeune femme.

    J-B.C.

    Didier 2015-03-20 06:13:00
    Bravo Barbara. Je dirai sur cette page ce que j'ai à donner, après en avoir fait les point.
    Daniel Charlésia 2015-03-19 10:52:00
    Je m'adaire
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