Une fourrière dans la zone industrielle de la Punaruu pour 2017

    lundi 23 novembre 2015

    Dans une semaine, le Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa) tiendra son dernier conseil de l’année qui lui permettra de lancer des appels d’offres pour l’aménagement de la future fourrière intercommunale de la côte ouest. Les travaux devraient commencer au premier semestre 2016 pour une inauguration début 2017.
    La fourrière sera située au fond de la zone industrielle de la Punaruu, à Punaauia, sur un terrain communal de 1 000 m2.

    Dans une semaine, le Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animal (Sigfa) tiendra son dernier conseil de l’année, qui lui permettra de lancer des appels d’offres pour l’aménagement de la future fourrière intercommunale de la côte ouest. Si les délais prévus sont maintenus, les travaux devraient commencer au premier semestre 2016 et la fourrière devrait ouvrir au début de l’année 2017.
    Le problème des chiens errants est un souci récurrent en Polynésie française, c’est pourquoi, aujourd’hui, le Code général des collectivités territoriales (CGCT) oblige les maires à trouver des solutions pour lutter contre la divagation des animaux domestiques.

    Faa’a et Papara se sont retirées du projet

    Les communes de Punaauia et de Paea ont donc décidé d’unir leurs efforts pour mettre en place une fourrière intercommunale. Si Arue et Papeete sont déjà en règle avec leurs chenils, ce sera la première fourrière intercommunale du Pays. Le projet ne date pas d’hier. Cela fait déjà cinq ans que les deux communes planchent sur le sujet. “Au départ, l’idée, c’était de mettre en place une fourrière à quatre communes : Faa’a, Punaauia, Paea et Papara, avec l’appui du haut-commissaire. Seulement, à l’époque, on n’avait pas encore trouvé de terrain pour accueillir le projet. Un premier terrain a été proposé à Papara, mais il se trouvait assez loin des communes de Faa’a et Paea”, explique le maire de Punaauia, Rony Tumahai.
    Finalement, en 2012, Faa’a, puis en 2013, Papara, se retirent du projet. “À l’origine, ça devait
    être un projet d’envergure, de 200 millions de francs. Avec le départ des deux communes, on est arrivé à rétrécir ce budget sans trop jouer sur la taille du bâtiment”, explique Layana Atae, présidente du Sigfa.
    Le coût de l’aménagement de la fourrière s’élève aujourd’hui à 65 millions de francs. Le Fonds intercommunal de péréquation (FIP) participe à hauteur de
    80 %, soit environ 50 millions de francs. Les communes de Paea et de Punaauia devront se partager le coût restant.
    La fourrière sera située au fond de la zone industrielle de la Punaruu, à Punaauia, sur un terrain communal de 1 000 m2. Elle sera composée de deux blocs : d’une part un espace de 120 m2, composé de 20 cages (avec une possibilité d’extension) et, d’autre part, un bâtiment accueillant à la fois des bureaux administratifs et un incinérateur.
    Ce sera la toute première fourrière de Polynésie française à posséder son propre incinérateur.
    Les animaux seront capturés par les policiers municipaux des deux communes et seront ensuite amenés sur le site de la fourrière, puis placés dans les cages pour une durée de huit jours avant d’être euthanasiés. À leur arrivée sur le site, les animaux seront examinés par un vétérinaire. Si nécessaire, des soins de première nécessité seront prodigués. Quant aux animaux contagieux, ils seront placés dans des cages d’isolement, pour ne pas contaminer les autres. Le fonctionnement de la fourrière sera assuré par le Sigfa. Quatre personnes seront affectées sur le site.
    Les associations de protection des animaux ne voient pas la mise en place de cette fourrière d’un très bon œil. “Ils considèrent toujours que la fourrière est une antichambre vers la mort. On ne va pas euthanasier les animaux pour le plaisir de les euthanasier. On va euthanasier les animaux dangereux, en mauvaise santé et qui n’ont pas de maître. Pour les autres animaux, on essaiera de trouver une solution, comme la stérilisation. Il faudra aussi qu’on trouve des personnes pouvant accueillir ces chiens parce qu’on ne pourra les accueillir éternellement. Ce ne sera pas un refuge pour animaux, ce sera une fourrière”, précise Rony Tumahai.

    E.P.

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    Tommy 2015-11-23 15:23:00
    On devrait plutôt piquer les propriétaires irresponsables qui n'ont rien dans le coco, mais bon on peut plaisanter de tout mais c'est pas possible avec tout le monde.
    Oti 2015-11-23 13:24:00
    Vite une fourrière, plus une piqure et on se débarrasse de tous cette saloperie de chiens qui nous pourrissent la vie...
    Tommy 2015-11-23 13:20:00
    Et à Moorea, on en est où pour régler l'éternel problème des chiens en divagation. Il est où, le beau 4x4 spécial attrape-chiens ?
    La mairie n'en a rien à cirer, et pendant ce temps les citoyens paient des taxes pour faire fonctionner la commune, qui n'assure pas les services en retour.
    LEPETANT 2015-11-23 12:19:00
    Toutes ces fourrières sont inutiles. Il suffirait de remettre les chiens capturés aux mangeurs de chien. Cette viande est tellement appréciée en Polynésie qu'une nouvelle activité économique pourrait voir le jour : celle de vendeur de plats préparés de viande de chien.
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