Une jeune femme accuse quatre hommes de viol après une soirée arrosée

    samedi 4 avril 2015

    “Un dossier compliqué où il va être difficile d’y voir clair, tout le monde avait énormément bu, y compris la victime qui ne se souvient pas de grand-chose”. Voilà ce que pouvait nous dire un proche du dossier, jeudi après-midi, au palais de justice de Papeete, où quatre hommes âgés de 19, 21, 31 et 49 ans ont été déférés au parquet puis mis en examen par le juge d’instruction Philippe Stelmach pour des faits supposés de viol, agression sexuelle et non assistance à personne en péril. 
    Trois d’entre eux ont été laissés libres, mais placés sous contrôle judiciaire strict avec interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres et avec la victime présumée. Toute entorse à ces dispositions les conduirait directement à la maison d’arrêt de Nuutania. Le quatrième suspect a, lui, été placé en détention provisoire jusqu’à mardi et devrait faire l’objet d’un placement sous bracelet électronique.

    “Un contexte de beuverie générale”

    Les faits qui ont conduit à l’ouverture de cette enquête sont assez confus. Une seule chose est sûre, l’alcool coulait à flot dimanche dernier sur le terrain vague, près du pont de l’Est, dans le quartier Lucky à Papara, endroit où jeunes et moins jeunes ont l’habitude de se rassembler la nuit pour boire et faire la fête. Ce n’est que le lendemain que la victime s’est décidée à porter plainte contre les quatre hommes, après s’être réveillée devant chez elle, dans sa voiture, flanquée d’une sévère gueule de bois et d’un mari curieux de ne pas savoir où elle avait passé la nuit.
    Les suspects, eux, ont nié avoir abusé de la jeune femme. La nature et la réalité même des relations qu’ils auraient eues les uns et les autres avec la plaignante sont encore obscures et tous ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant un complément d’information. Le juge des libertés et de la détention rappelant que l’incarcération, notamment provisoire, devait rester l’exception et justifiant sa décision par le manque d’éléments dans “un contexte de beuverie générale”. Les proches des mis en examen, venus nombreux les soutenir au palais jeudi dernier, inquiets qu’ils puissent partir en détention provisoire, ne se sont pas gênés pour dresser un portrait peu flatteur de la victime présumée. Des prélèvements ADN et des examens médicaux permettront peut-être dans les jours qui viennent d’accréditer ou d’infirmer les accusations de la plaignante. 

    Raphaël Pierre
     

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