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UPF – Des lampadaires réparés et un plus grand nombre de vigiles

jeudi 2 mars 2017

UPF agression

Le 14 février au soir, un étudiant en formation continue à l’Université de la Polynésie française s’était fait agresser sur un parking du campus. (© archives LDT)


Le 14 février, un étudiant en formation continue à l’Université de la Polynésie française (UPF) s’était fait agresser en soirée, au sein du campus, entre le hall sportif et le bâtiment G.

L’incident avait suscité une grande émotion dans la communauté étudiante. La victime aurait surpris un homme en train d’essayer de dérober sa voiture et, s’interposant pour l’en empêcher, il a reçu un coup de couteau en pleine poitrine.
Heureusement, le jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, a été pris en charge à temps par les secours et n’a pas succombé à ses graves blessures.
Quinze jours après l’incident, l’agresseur n’a toujours pas été retrouvé par la gendarmerie, qui poursuit son enquête.

De son côté, la direction de l’UPF a décidé d’agir pour rétablir un climat de confiance au sein du campus. Depuis quelques années, elle fait appel à une société de gardiennage. Trois vigiles se relaient pour surveiller le campus, 24 h/24 h.
Depuis le dramatique événement, l’UPF a demandé un renforcement du nombre de vigiles. Ils sont désormais deux à tourner dans les lieux en même temps.
Pour certains étudiants, ce n’est toujours pas assez, vu l’étendue de l’UPF. Ils aimeraient d’ailleurs que la surveillance soit plus accentuée du côté des logements étudiants.

 

“Éviter qu’une psychose s’installe”

 

Les lampadaires défectueux ont également tous été réparés pour éviter les “zones d’ombre”, favorables aux agressions.
Quelques jours après le drame, les membres du syndicat Avenir étudiant ont organisé une manifestation pour soutenir leur camarade agressé, dénoncer la violence quelle qu’elle soit et appeler les étudiants à revenir sur le campus en toute sérénité. “On voulait éviter qu’une psychose s’installe, d’autant plus qu’on était en période de vacances lorsque les faits se sont déroulés et que la majeure partie des étudiants n’était pas là. 

Donc on ne voulait pas qu’ils aient peur de revenir en cours à la rentrée, mais plutôt leur montrer que la sécurité existe au sein du campus. Même si elle n’est pas suffisante, elle est bel et bien là”, explique le coordinateur du syndicat.
Ce dernier a également pu s’entretenir avec la direction pour lui faire part d’un certain nombre de revendications en matière de sécurité étudiante.

Il réclame en effet la mise en place de caméras de surveillance, notamment dans certaines zones sensibles, comme le parking où a eu lieu l’agression, ainsi que le passage entre le restaurant universitaire et l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE).
“Il y a d’autres points que nous aimerions voir améliorer, comme le changement du portail situé à l’arrière du hall de sport. Il n’est pas assez haut, il fait la taille d’un homme. Il peut facilement être escaladé.
On aimerait aussi que les acacias situés sur le talus entre la bibliothèque et le hall de sport soient coupés, car ce sont des cachettes idéales pour de potentiels agresseurs.

On souhaite aussi plus de sécurité au niveau des logements du campus, car il existe plusieurs zones d’entrée accessibles aux gens des quartiers avoisinants…”, ajoute le coordinateur du syndicat Avenir étudiant.
Une nouvelle réunion entre le syndicat et la direction est prévue pour parler de sécurité, mais la date n’a pas encore été définie. De nouveaux dispositifs devraient ainsi voir le jour cette année. 

 

Élénore Pelletier

Orianne Obrize
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