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Les urgentistes du Pacifique échangent leurs expériences

mardi 18 avril 2017

chpf urgence

Le congrès de la médecine d’urgence se déroulera aujourd’hui, demain et jeudi au sein de l’hôpital de Taaone. (© archives LDT)


Aujourd’hui, demain et jeudi auront lieu les Journées du Pacifique organisées par le service des urgences de l’hôpital de Taaone. Des médecins urgentistes calédoniens, ainsi que des experts de la médecine d’urgence dans l’Hexagone participent à cet événement. Échanges de points de vue, simulations de soins d’urgences vitales et retours d’expérience sont au programme.

Le service des urgences du centre hospitalier de la Polynésie française organise, en collaboration avec les associations Maramu, Un don de vie et SOS Suicide, le congrès de la médecine d’urgence aujourd’hui, demain et jeudi. Une douzaine de médecins du service des urgences, du Samu et de la régulation du Médipôle de Koutio en Nouvelle-Calédonie participent à ces Journées du Pacifique.

Selon le chef des urgences de l’hôpital de Taaone, Loïc Durand, l’objectif du congrès est de permettre un échange de points de vue avec nos voisins calédoniens sur la médecine d’urgence.

“Nous avons beaucoup de points de similitude avec la Nouvelle-Calédonie, que ce soit en termes de pathologies tropicales ou en termes de contraintes géographiques. Nous rencontrons aussi les mêmes problématiques, notamment au niveau de nos structures avec de nouveaux hôpitaux où nous sommes confrontés à de nouvelles activités comme la cancérologie et la radiothérapie. Donc, on évolue un peu de la même façon et c’est ce qui rend intéressant le partage de nos problèmes et de nos solutions”, indique celui-ci.

Les médecins du Caillou interviendront sur plusieurs thématiques. Le docteur Gérald Pochard, chef du service des urgences du Médipôle de Koutio, parlera du flux des patients dans son service. Il sera également question de la singularité de l’ambulancier en Nouvelle-Calédonie.

Le docteur Elisabeth Merlin interviendra, quant à elle, sur l’unité médicojudiciaire, cet élément de médecine qui a pour mission d’assurer des consultations de victimologie sur réquisition de la police pour les victimes d’agressions.

Les médecins qui animent cette unité réalisent également des examens de corps au funérarium et tout acte médicojudiciaire sur demande de la justice. Il sera aussi question de la traumatologie routière présentée par le docteur Claire Heydenreich et de la dengue hémorragique dont parlera le docteur Julie Gouges.

 

Comment gérer un afflux de victimes

 

Deux médecins de l’Hexagone, considérés comme des experts de la médecine d’urgence, participeront également aux divers ateliers. Le professeur Lapostolle, directeur médical adjoint du Samu 93, reviendra sur les attentats de Paris. Il racontera comment les hôpitaux se sont organisés pour recevoir un grand afflux de victimes et comment s’est déroulée la gestion de la catastrophe.

Selon Loïc Durand, cette intervention est très intéressante pour les médecins de Polynésie, notamment pour l’hôpital qui pourrait également un jour être amené à gérer un flux de victimes important lié à une catastrophe autre qu’un attentat.

Le professeur Plaisance, chef de service des urgences de l’hôpital de Lariboisière, à Paris, fera de la simulation sur des cas d’urgences vitales au centre d’enseignement des soins d’urgence.

“Aujourd’hui, la simulation, c’est ce qui fait avancer toutes les professions, que ce soit en aéronautique et même au niveau médical où l’on travaille sur des mannequins au départ pour ensuite être à même de gérer une situation réelle”, explique Loïc Durand.

Carine Domelier, de l’association Un don de vie, ainsi que le docteur Ouarda Krid prendront également la parole pour parler du don d’organes et notamment des donneurs potentiels aux urgences.

 

Des consultations psy par Internet

 

L’association SOS Suicide a, quant à elle, convié le docteur Yasmina Boyd à participer aux ateliers. Ce médecin franco-américain a pour particularité d’avoir vécu à Tahiti jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle est depuis neuf ans médecin urgentiste au San Bernardino Hospital de Los Angeles et parlera de l’organisation des urgences psychiatriques au sein de son hôpital.

Pour Stéphane Amadéo, le président de l’association SOS Suicide, cette intervention s’annonce extrêmement intéressante car elle va décrire la façon dont sont pris en charge les suicidants aux urgences de San Bernardino.

“Ce qui est original dans leur prise en charge, c’est que ce sont des généralistes qui travaillent avec des psychiatres ou des spécialistes par visioconférence. C’est un bon modèle pour nous, car ils ont une expérience de consultation psychiatrique par Internet. C’est ce qui m’a semblé intéressant car j’ai bien sûr pensé à nos îles éloignées”, a précisé le docteur Amadéo qui prendra également la parole pour expliquer le fonctionnement de notre système de prévention des récidives.

Tous les ateliers sont évidemment destinés prioritairement aux professionnels de santé. Cependant, si le public est intéressé, il est également le bienvenu. Les différentes interventions et les ateliers se dérouleront dans l’amphithéâtre du centre hospitalier d’aujourd’hui à jeudi de 8 à 17 heures. 

 

Jennifer Rofes

 

 

 

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