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Va’a – Jeux paralympiques de Tokyo : Patrick Viriamu dans les starting-blocks

mercredi 13 septembre 2017

patrick viriamu

Multiple champion du monde de vitesse, Patrick Viriamu pourrait bien être le premier rameur polynésien à s’aligner sur une épreuve paralympique. (© archives LDT)


L’introduction du va’a aux Jeux paralympiques de Tokyo devrait booster la pratique de ce sport tant localement qu’à l’international. La Fédération polynésienne des sports adaptés et handisports et prévoit déjà d’organiser des sélectives en partenariat avec la Fédération tahitienne de va’a. Plusieurs fois sacré champion du monde, Patrick Viriamu tentera de se qualifier en vue d’une intégration au sein de l’équipe de France paralympique.

“C’est une très, très bonne nouvelle. Maintenant, je vais tout faire pour me qualifier”. Le rameur métropolitain Ronan Bernard, interviewé par nos confrères du Télégramme, n’est pas le seul handicapé à se réjouir de la décision prise par le comité paralympique international. Réuni le week-end dernier en assemblée générale à Abou Dabi aux Émirats arabes unis, ce comité a entériné l’octroi de trois médailles aux rameurs de parava’a : deux en VL2 et une en VL3.

“La VL1 qui n’a pas été retenu est la classification la plus lourde en matière de handicap. Ensuite, la VL2 est un peu plus légère et la VL3 encore plus légère que la VL2”, explique Alain Barrere-Monserisier, directeur de la Fédération polynésienne des sports adaptés et handisports (FPSAH). “Pour résumer, la VL2 serait assimilée aux paraplégiques ou aux IMC assez lourd avec de très grosses difficultés des membres inférieurs, ou alors un double amputé comme Christian Chee Ayee qui est classifié VL2. Dans la VL3, il y a souvent une amputation souvent assez haute d’une jambe. Patrick Viriamu lui n’a pas été amputé, mais il a eu une poliomyélite qui lui a immobilisé une jambe ce qui l’empêche de marcher”, ajoute le directeur de la FPSAH. Sacré champion a de multiples reprises lors des précédents Championnats du monde de vitesse, le rameur de Tubuai serait donc bien placé pour remporter le premier titre paralympique en VL3. Mais le chemin de Patrick Viriamu, même s’il semble tout tracé, est encore long.

 

“Faire émerger cette discipline au sein des clubs”

 

“En juillet 2018, il va y avoir les Championnats du monde, ici, à Tahiti. Et avec cette annonce du parava’a aux Jeux paralympiques, cela crée une émulation et c’est parfait. On a un réservoir et un potentiel vraiment énorme en Polynésie, et l’on travaille sur l’élévation du niveau polynésien dans les classifications retenues”, poursuit Alain Barrere-Monserisier.

Le directeur de la FPSAH compte également sur la mobilisation de personnes-ressources en partenariat avec la Fédération internationale de va’a ou de canoë-kayak pour établir la classification des rameurs locaux dans les bonnes catégories du paralympisme.

“On a vraiment un grand réservoir d’hommes et de femmes handicapés qui, tous les jours, veulent faire du va’a. C’est vraiment génial. On travaille bien avec la Fédération tahitienne de va’a (FTV) et le comité organisateur local (COL) et on va essayer, avec les Championnats du monde de vitesse qui auront lieu en juillet, de travailler avec des clubs. Il faudrait récupérer des personnes en situation de handicap pour faire émerger cette discipline au sein même des clubs valides”, ajoute Alain Barrere-Monserisier.

Dès le début de l’année prochaine, des courses mêlant valides et handicapés seront ainsi proposées en partenariat avec la FTV, voire des courses réservées aux handisports. Elles serviront, d’une part de sélectives pour les Championnats du monde de vitesse de juillet 2018, sur 250 m et 500 m, et d’autre part pour le processus de sélection en vu des Jeux de 2020.

Les sélectionnés devant ensuite passer par le circuit national et international au sein de l’équipe de France. “Si avec l’étroite collaboration des fédérations tahitiennes et françaises, on arrive à travailler en bonne intelligence, il sera certainement possible de présenter un athlète polynésien aux Jeux paralympiques”, conclut Alain Barrere-Monserisier.

 

Jean-Marc Monnier

 

 

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