VA’A – La Vendée Va’a présente aux îles Sous-le-Vent : Vers un renforcement des liens

    vendredi 30 octobre 2015

    Denys Rémy, président de l’association Sapovaye, est sur le territoire pour soutenir son équipage à l’occasion de la Hawaiki Nui Va’a.
    Il vient aussi renforcer et développer les liens qui unissent la Polynésie française et ses rameurs avec la ville des Sables-d’Olonne.
    La présence de rameurs tahitiens est fortement attendue pour l’édition 2016 de la Vendée Va’a.

    Si les Sables-d’Olonne, petite ville de la façade atlantique d’environ 15 000 habitants, s’est fait un nom dans le domaine maritime grâce à l’organisation, tous les quatre ans, du Vendée Globe, il semble qu’elle aimerait que ce le soit aussi par le va’a qui est d’ores et déjà le deuxième événement nautique.
    Depuis 2010, la ville organise la Vendée Va’a, la course de V6 la plus prisée, et tente de devenir le port d’ancrage de la discipline en métropole, voire en Europe.
    Denys Rémy, Vendéen d’adoption, créateur et organisateur de ce rendez-vous qui se tient chaque week-end de l’Ascension, est arrivé dimanche avec un agenda plutôt chargé. Les missions du président de l’association Sable-d’Olonnes Polynésie Va’a Yeu (Sapovaye) sont multiples et variées. À commencer par l’organisation de la course de la Vendée Va’a dont le double objectif est de prendre une dimension internationale et compte, pour y parvenir, faire participer un plus grand nombre d’équipages de Polynésie. Puis de développer les échanges culturels et sportifs entre la Polynésie et la métropole par le biais d’animations lors de la course mais aussi par l’accueil d’étudiants.

    Le gouvernement au soutien du projet

    “La présence d’équipages polynésiens à la Vendée Va’a est primordial parce qu’il est le meilleur moyen de faire progresser les équipes de métropole. Cela, on a pu le constater depuis les premiers déplacements. Mon séjour sera axé sur ce point tant les équipages de France attendent de connaître qui sera là en 2016 pour s’inscrire. En second lieu, nous voulons renforcer nos liens avec la Polynésie en accueillant des étudiants qui pourraient être formés sur un certain nombre de métiers pour lesquels vous n’avez pas de structures, comme le tourisme par exemple, pour lequel nous sommes en train de mettre en place une école.”
    Reçu par le président de la Polynésie française, Édouard Fritch, mercredi soir, qui s’était d’ailleurs rendu sur la course cette année où il avait rencontré le maire Didier Gallot, Denys Rémy a déclaré avoir pu faire avancer un certain nombre de dossiers concernant les formations qui pourraient être envisagées.
    “J’ai eu la confirmation du souhait du président dans ce sens, reste à constituer une équipe en Polynésie qui va se mettre en relation avec une en métropole. Un rendez-vous entre Édouard Fritch et Didier Gallot est prévu pour la mi-novembre, à Paris, pour faire le point et signer éventuellement une convention avec l’ADOM (NDLR : Agence de l’Outre-mer pour la mobilité), un organisme métropolitain qui prend en charge le financement des étudiants qui viendraient chez nous. Ville maritime, les Sables va proposer un CAP 200, une formation pour les pêcheurs sur des bateaux de plus de 200 tonneaux. C’est un diplôme d’État que des Polynésiens pourront passer ici tout en étant encadrés. Il en irait de même pour vos moniteurs de voile ou de va’a qui pourraient intégrer une structure à même de leur fournir du travail.”

    Présence des Tahitiens primordiale

    Retenue par la Polynésie comme le centre du développement du va’a en Europe, la ville vendéenne a le même vécu que de nombreuses autres villes métropolitaines pratiquant la discipline, à savoir l’implantation de militaires, et doit aujourd’hui son statut grâce à l’initiative d’un de ces militaires qui a eu l’idée de lancer une course à étapes, alors que, partout ailleurs, il n’était question que de petites courses de 15-20 kilomètres.
    Les rameurs du club local, le CKCL (Canoë Kayak Côte de lumière), ont ressenti le besoin du plus grand nombre de participer à ce genre de courses calquées sur le modèle de Hawaiki Nui Va’a. L’idée a suivi son chemin jusqu’à la première édition en 2010. Quelques clubs étrangers anglais ou allemands y ont participé, prouvant l’intérêt de la discipline qui devra de toute manière se développer dans bien d’autres pays pour un jour pouvoir prétendre intégrer les Jeux olympiques.
    D’un point de vue local, c’est EDT Va’a qui a répondu présent en premier à l’invitation, entraînant dans son sillage d’autres équipages au fil des ans.
    “La Vendée Va’a ne pourra vivre qu’avec la présence d’équipes polynésiennes qui est devenue la source de motivation des équipes de métropole. Les présidents de clubs vont me questionner dès mon retour pour savoir combien d’équipes polynésiennes seront présentes en 2016 pour définir les courses auxquelles ils vont participer
    et l’entraînement qu’ils vont suivre. La Méduse, l’équipe qui a gagné cette année son voyage grâce à ATN, s’est entraînée de manière très intensive, presqu’au niveau de ce qui se fait ici. Les échanges entre piroguiers de Tahiti et de métropole sont très constructifs.”
    L’appel est donc lancé : rameurs polynésiens, n’hésitez pas à participer à la Vendée Va’a, vous y trouverez des conditions de course et des structures d’accueil et d’encadrement de très haut niveau.

    Luc Ollivier

    Comment participer à la Vendée Va’a ?

    Bien évidemment, le premier obstacle réside dans le prix du transport. Denys Rémy assure que la compagnie au tiare, par l’intermédiaire de Teura Colas du service marketing, est en mesure de proposer des tarifs préférentiels. Il faut ensuite compter, par personne, environ 12 000 Fcfp pour le voyage en train aller-retour depuis Paris et 30 000 Fcfp pour l’inscription. Des tarifs plus qu’abordables pour des prestations haut de gamme. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à rencontrer Denys Rémy pendant la Hawaiki Nui Va’a.

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