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Des vacances de “master chef” à Mahina

mardi 13 décembre 2016

mahina clsh cuisine

Première séance de cuisine pour confectionner des cookies maison. (© Jean-Luc Massinon)

 

 

Les actions de prévention pour lutter contre le surpoids et l’obésité se multiplient à Tahiti, et c’est souvent par le sport que les associations veulent aider la population.

Aussi, c’est un peu intrigués que les responsables du contrat de ville, de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) et du ministère de la Santé ont réceptionné un projet de centre de vacances intitulé “master chef”. Pourquoi parler nourriture quand l’objectif est plutôt la restriction ?

L’idée pouvait paraître saugrenue mais les porteurs du projet de la fédération handisport maîtrisaient leur sujet. Le concept était d’accueillir des jeunes de quartiers défavorisés et des jeunes en surpoids pour les aider à apprendre à préparer des repas simples et équilibrés. Et pour que le message passe jusque dans les foyers, la solution proposée était d’inviter aussi les parents à suivre les ateliers cuisine.

 

Équipe de choc

 

Soutenu par les organismes, Alain Barrere,  directeur technique de la fédération polynésienne de sports adaptés et handisport, a constitué une équipe de choc, avec des animateurs brevetés, une diététicienne et un chef cuisinier. Et c’est à Mahina que le projet a pu être mis en place.

Car en plus d’ouvrir l’école Amatahiapo, la commune a mis à disposition sa cuisine centrale, qui est dans la même enceinte.

Hier matin, le centre de loisirs sans hébergement a accueilli plus d’une quinzaine d’enfants du quartier, de 12 à 15 ans, et presque autant de parents.

Après une matinée de découverte des lieux et un questionnaire sur les habitudes alimentaires, les bénéficiaires ont réalisé leur première recette : des cookies maison ! Et durant toute la semaine, enfants et parents vont donc apprendre à cuisiner sainement. Le centre va également proposer des sorties, des jeux et des activités sportives.

Si le thème est expérimental, les partenaires attendent beaucoup du bilan qui sera fait en fin de semaine avant d’envisager de le reconduire, voire de l’étendre au fenua. Les enfants feront aussi l’objet d’un suivi individualisé durant les trois mois qui suivent.

 

J.-L.M.

 

Alain Barrere, directeur du CLSH : “On accueille aussi les parents dans les ateliers cuisine”

alain barrere

(© Jean-Luc Massinon)

Pourquoi un centre de loisirs master chef ?
C’est très original. L’objectif était de donner à des enfants des facilités pour préparer des repas qu’ils auront la possibilité de refaire à la maison. Et en réponse aux appels de prévention du contrat de ville et du ministère de la Santé, nous avons donné une sensibilité particulière à ce centre avec la présence d’un chef cuisinier et d’une diététicienne.

 

Cela s’adresse à qui ?
Le challenge était de prendre une vingtaine de personnes dans un rayon de cent mètres de l’école. C’est restreint, mais nous ne pouvions pas faire un CLSH avec cent enfants et cent parents car pour faire passer le message, cela aurait été difficile.

Car la particularité de ce CLSH, c’est que l’on accueille aussi les parents dans les ateliers cuisine. Cela ne s’était jamais fait. Ce sera un moment de partage avec leurs enfants, de valorisation mais aussi un moment de vacances.

Notre message de prévention passera donc auprès de l’enfant mais aussi auprès de la personne qui alimente le garde-manger. L’idée était de leur faire comprendre que l’on peut préparer des repas pas très chers et des recettes simples.

 

Le programme est composé uniquement d’ateliers repas ?
Non, c’est un CLSH. Il y aura bien entendu des jeux, du paddle, du surf… On sait faire. Et on a une équipe d’encadrement extraordinaire avec des animateurs brevetés et expérimentés. On a les ingrédients pour un bon cocktail.

 

Comment avez-vous monté ce projet ?
Il ne s’est pas fait tout seul. C’est la fédération handisport qui le porte. On a répondu à un appel à projets avec le contrat de ville et le ministère de la Santé. Comme on était sur le thème du surpoids et de l’obésité, on a cherché conseil auprès du médecin responsable du centre de la mère et de l’enfant.

Vaea Terorotua nous a aidés à nous former afin de passer les messages. Et le contrat de ville a retenu notre projet. Puis on a cherché une cuisine et l’on remercie la municipalité de Mahina parce que sans elle, nous n’aurions pas eu l’école et la cuisine centrale. Car pour faire master chef, il nous fallait une vraie cuisine.

 

Et après ?
Ce centre expérimental nous permettra de faire des évaluations, de mesurer l’impact auprès des personnes et de rendre compte aux institutions. Nous allons suivre ces enfants durant trois mois et tenter de les rapprocher des structures sportives de la commune.

 

 

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