Vaea et Michel accueillis comme des “rois”

    samedi 24 décembre 2016

    vaea ferrand michel bourez

    Cette année, Michel Bourez et Vaea Ferrand ont offert un beau cadeau de Noël aux Polynésiens. Ils étaient donc normal que ceux- ci leur aient offert un accueil de star. (© Elénore Pelletier)

     

     

    Nos deux ambassadeurs polynésiens, Michel Bourez et Vaea Ferrand, étaient de retour au fenua, jeudi soir. Amis, supporters, famille et proche se sont rendus à l’aéroport pour leur réserver un accueil royal. Ambiance à l’aéroport avec notre deuxième dauphine de Miss France et notre vainqueur de la Billabong Pipe Masters.

     

     

    Leur avion est arrivé avec 40 minutes de retard. Michel Bourez et Vaea Ferrand, nos deux ambassadeurs polynésiens étaient de retour au fenua, jeudi soir. Il y avait foule à l’aéroport. Familles, amis, supporters et fans s’étaient tous donnés rendez-vous pour accueillir comme il se doit les deux héros de cette fin d’année.

    Sourires, fleurs, accolades, Michel et Vaea ont rapporté de beaux cadeaux de Noël aux Polynésiens  : un trophée, le Graal de la Billabong Pipe Masters pour l’un et un titre de deuxième dauphine de Miss France pour l’autre. Il était donc normal de leur offrir un accueil de “roi”.

    La toute nouvelle deuxième dauphine de Miss France a été accueillie dans le salon VIP par le comité Miss Tahiti et ses proches. Une séance de retrouvailles avec sa famille riche en émotions, notamment au moment des embrassades avec sa mamie.

    La jeune femme s’est dite très fière de son titre, même si pour la cinquième année consécutive, Tahiti manque de peu la couronne ; pour elle, il ne faut pas y voir de malédiction ou de complot, “il faut accepter le fait que le public ne m’a peut-être tout simplement pas choisi pour être Miss France”, lance-t-elle avec philosophie.

    Pour elle, il est temps de se reposer après ce dernier mois de préparation intensive pour l’élection.

    Quant à Michel Bourez, s’il avait prévu un retour discret, c’était sans compter sur sa femme Vaimiti qui, dans la journée de jeudi, avait invité, via Facebook, tous les Polynésiens à venir l’accueillir à l’aéroport.

    Une belle surprise pour Spartan, qui n’a pas pu cacher son émotion, au moment de passer la porte des arrivées. La fédération tahitienne de surf au grand complet, ses amis et ses plus grands fans étaient présents, ainsi que sa femme et ses deux jeunes fils  : Kaoriki et Nikaea.

    La victoire de Spartan au Pipe Masters de Hawaii l’a propulsé lundi à la sixième place du classement mondial du surf. C’est la deuxième fois qu’un Français remporte cette fameuse épreuve hawaïenne (la première fois, c’était le réunionnais Jérémy Flores, en 2010).

    Désormais, Michel est bien décidé à repartir l’an prochain en quête de la première place au Championship Tour et envisage également de concourir aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. En attendant, repos bien mérité en famille… et une nouvelle bougie à souffler le 30 décembre pour ses 31 ans.

     

    Élénore Pelletier

     

     

    Vaea Ferrand, 2e dauphine de Miss France : “J’ai tout donné et je suis fière de ce deuxième titre”

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    Jeudi soir, la deuxième dauphine de Miss France a eu le droit à un véritable accueil de reine, avec des prestations de danse et des couronnes de fleurs à n’en plus finir. (© Elénore Pelletier)

     

    C’est, armée d’un immense sourire et vêtue d’une magnifique robe rouge que Vaea a fait son apparition, jeudi soir, dans le salon VIP de l’aéroport peu après 23  h  40. Teint frais, maquillage impeccable, talons aiguilles… malgré les 24 heures de vol, la toute nouvelle deuxième dauphine de Miss France resplendissait, comme si elle sortait tout juste des coulisses de l’élection.

    Sa famille, ses proches mais aussi de nombreux fans l’attendaient pour la couvrir de fleurs et surtout lui témoigner leur fierté d’avoir décrocher la deuxième place du podium. “Elle a fait un beau parcours, elle nous a fait rêver. Tahiti se hisse sur le podium et, pour nous, c’est un magnifique cadeau de Noël”, exprimait un de ses admirateurs quelques minutes avant son arrivée.
    Des accolades, des embrassades, des émotions, notamment au moment de retrouver sa mamie et un sourire sincère jusqu’au bout de la nuit.

    Partie depuis un mois pour l’aventure Miss France, elle s’est dite “très heureuse de rentrer au fenua”, où elle aspire maintenant à se reposer entourée de sa famille. Entretien avec Vaea Ferrand, 2e dauphine de Miss France 2016.

     

    De retour de l’élection Miss France, êtes-vous fière de votre titre de deuxième dauphine  ?
    Oui, j’ai tout donné et je suis fière de ce deuxième titre. Bien sûr, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu rapporter la couronne aux Polynésiens, mais je suis contente d’être dans le top cinq de Miss France. C’est que du bonheur  !

     

    Comment avez-vous vécu l’aventure à Miss France  ?
    J’avais beaucoup d’appréhension sur cette aventure  : la façon dont ça allait s’organiser, les autres candidates aussi… Au final, ça a été une très belle aventure et j’en sors avec beaucoup de merveilleux souvenirs. Pendant un mois, on se plaignait tous les jours à cause des répétitions, de la fatigue, mais, au final, c’est passé tellement vite. Je ne regrette rien et suis contente d’avoir vécu ça.

     

    Comment s’est déroulée l’élection  ?
    Très bien. On n’a vraiment pas eu le temps de réaliser ce qui se passait, tellement c’est passé vite. On s’est bien amusée dans les coulisses. L’adrénaline était toujours présente et, le soir de l’élection, il n’y avait plus de fatigue.

     

    Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette expérience  ?
    La meilleure expérience a été, pour moi, le voyage à La Réunion. J’y ai vécu trois années, il y a sept ans, et donc, ça m’a permis de retrouver d’anciens amis, d’anciennes connaissances et de revoir cette belle île que j’aime énormément.

     

    Quelles sont les miss avec qui vous avez sympathisé et avec qui vous gardez contact  ?
    Cette année, on s’entendait toutes très bien, mais forcément, il y a toujours des affinités plus fortes que d’autres. J’ai bien sympathisé avec Miss Rhône-Alpe, Miss Alsace et, bien sûr, avec toutes les Miss des Dom-Tom (Département et Territoire d’outre-mer).

     

    Pour la cinquième année consécutive, Miss Tahiti est en bas du podium. Que se passe-t-il, selon vous  ?
    Il faut accepter le fait que le public ne m’a peut-être tout simplement pas choisi pour être Miss France. La miss actuelle est très belle, très gentille et c’est une amie à moi, donc, je lui souhaite une belle année de règne. Il y a sûrement encore des problèmes de votes qui ne passent pas à Tahiti, car j’ai eu quelques exemples avec ma famille. Mais le public a fait son choix et je pense qu’il faut le respecter.

     

    Quels sont vos projets pour les jours à venir  ?
    Je vais me reposer et puis aller aux roulottes manger du poisson cru, des chao-po, du chao men (rires)… je vais tout manger  !

     

    Et pour la suite  ?
    Je vais terminer mon règne en tant que Miss Tahiti, jusqu’en juin. Je ne sais pas encore si je vais participer à des élections internationales ; je n’ai pas encore eu le temps de voir cela parce qu’en métropole, après Miss France, j’ai surtout profité de ma famille et de mon petit coin à Toulouse, mais je devrai y voir plus clair d’ici une semaine.

    Je vais également attendre l’appel du comité Miss France pour voir les projets qui me seront proposés tout au long de l’année. D’ici six, sept mois, je repartirai peut-être quelques mois en métropole pour poursuivre mes études…
    Je vais voir… Avec moi, c’est au jour le jour… je ne sais pas encore ce qu’il m’attend.

     

    Maintenant, la question que tout le monde se pose  : Est-ce que la plus jolie fille de Tahiti a un petit ami  ?
    Ah, ça… c’est une question à laquelle je ne répondrai pas. Je préfère rester discrète sur ce sujet.

     

    Propos recueillis par Élénore Pelletier

     

     

    Michel Bourez, vainqueur de la Billabong Pipe Masters à Hawaii, 6e mondial en 2016 : “Vite revenir sur terre”

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    Michel Bourez, 6e au classement des meilleurs surfeurs professionnels du monde (Championship Tour) et Steven Pierson, vainqueur du championnat de Tahiti de surf en 2016. (© Benoît Buquet)

     

     

    À peine sorti de la zone de transit à 23  h  30, Michel Bourez a d’abord été couronné et félicité par le président de la fédération tahitienne de surf, Lionel Teihotu. Puis, la star du surf tahitien a été rejoint par sa compagne Vaimiti Laurens et ses deux enfants.

    Le plus âgé, Kaoriki, quatre ans, a sauté dans les bras de son père et y est resté pendant toute la cérémonie d’accueil, apparemment pas gêné par les flashs des photographes et les caméras de télévisions.

    Leur deuxième enfant, Nikaea, âgé de six semaines, est resté endormi dans son landau pendant tout ce temps. “Nous sommes habitués”, a souri Vaimiti Laurens après une demi-heure de cérémonie.

    Avec son fils de quatre ans sur un bras, le vainqueur de la Billabong Pipe Masters à Hawaii a dansé et posé pour les photos. Michel Bourez a fini par rejoindre ses amis surfeurs venus l’accueillir avec, parmi eux, Steven Pierson, champion de Tahiti 2016 de surf. Il était déjà 0  h  30, le jeune Kaoriki s’était finalement endormi. Entretien avec le champion.

     

    Que ressentez-vous après cet accueil à Tahiti  ?
    Je n’ai pas vraiment voulu tout ça, mais c’est comme ça. C’est une grande chose pour moi d’arriver ici et de voir tous mes amis, mes proches, ma famille, ma femme et mes enfants, et un groupe de danse qui est là exprès pour moi. C’est exceptionnel.

     

    Comment avez-vous vécu la compétition à Hawaii  ?
    Ça a été difficile avec une très longue waiting period. On a commencé les séries au tout début et on a fini à la fin, donc, on a eu à peu près douze jours d’attente entre le début et la fin. Entre-temps, il fallait rester concentré. Et ça a payé pour moi.

     

    Comment avez-vous vécu l’année 2016  ?
    Une année assez compliquée. L’an dernier, je m’étais blessé et je n’avais pas pu me donner à 100 %. Cette année, je reviens à peu près à mon niveau. Je m’étais donné pour objectif d’arriver dans le top ten. Grâce à cette victoire, je suis propulsé à la sixième place. Donc, ça fait du bien de rentrer chez soi avec une victoire et en plus d’avoir atteint ses objectifs.

     

    Qu’est-ce qui vous a donné la force d’aller chercher cette victoire finale  ?
    Ce sont mes enfants, dont le dernier qui vient d’arriver et qui a un mois et demi. C’est pour ma famille que j’allais surfer.

     

    Comment vous sentez-vous maintenant que vous êtes dans le top 10  ?
    Relâché, mais j’avoue que ça va vite passer. Il faudra vite revenir sur terre, se remettre dans les entraînements. Je pense qu’à partir du mois de février, je vais commencer à repartir de zéro pour enchaîner et pourquoi pas arriver au titre mondial.

     

    Quels sont vos objectifs pour l’année prochaine  ?
    Personnellement, il ne me reste plus qu’à avoir deux objectifs dans ma vie de surfeur professionnel. Le premier, c’est d’être vainqueur de la triple crown, et le second, c’est d’être champion du monde. Si je peux avoir ça en un coup l’année prochaine, ce serait top.

     

    Un petit mot pour les Polynésiens qui vous regardent  ?
    Merci à vous tous pour le soutien. J’ai beaucoup ressenti ça à Hawaii. Si moi j’ai réussi, je pense que n’importe qui peut le faire. Donc, surtout, la prochaine génération, ne baissez pas les bras, même si parfois c’est dur, il faut gagner.

     

    Propos recueillis par Benoît Buquet

     

     

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    Malgré la fatigue du voyage et l’émotion des retrouvailles, la Miss Tahiti s’est prêtée au jeu des selfies tout au long de la soirée. (© Elenore Pelletier)

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    (© Elénore Pelletier)

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    Michel Bourez, Vaimiti Laurens et Kaoriki, leur fils de quatre ans, heureux. (© Benoît Buquet)

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    Michel Bourez, vainqueur de la Billabong Pipe Masters à Hawaii, et Vaea Ferrand, deuxième dauphine de Miss France. (© Benoît Buquet)

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    La star du surf tahitien a été rejoint par sa compagne Vaimiti Laurens et ses deux enfants. Le plus âgé, Kaoriki, quatre ans, a sauté dans les bras de son père et y est resté pendant toute la cérémonie d’accueil. (© Elenore Pelletier)

     

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