Vairao – Un “camp rupture” en faveur de la réinsertion

    mercredi 18 novembre 2015

    Pendant près de trois semaines, 20 adultes de Papeete et de Faa’a, de 18 à 30 ans, sans domicile fixe, participent volontairement à un “camp rupture”, sur le site de la Fédération des œuvres de jeunesse de la Polynésie française (Fojep), à Vairao.
    La plupart d’entre eux bénéficient pour la seconde fois de ce dispositif pilote, initié fin septembre par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports.
    Encadrés par une petite dizaine de personnes, sous la direction de Georges Tetuaiteroi, dit Bleck, coordinateur du projet pour la direction de la jeunesse et des sports, les participants reprennent progressivement confiance en eux, au travers d’ateliers fondés sur les principes de la vie en communauté, à savoir : le respect, la solidarité, le partage et surtout la communication.
    En complément des jeux de rôles et des débats en lien avec les addictions et les difficultés familiales, le projet majeur de ce programme réside dans la finalisation d’un premier fare pote’e et la construction d’un second, utilisés par la suite dans le cadre de l’accueil de colonies de vacances.
    Ce véritable “camp chantier” – terme privilégié par Bleck – fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de la ministre Nicole Sanquer-Fareata, qui est allée à la rencontre des participants, hier après-midi.

    L’accompagnement, gage de réussite

    Après la visite du site, la représentante du gouvernement s’est attachée à connaître le vécu et le ressenti de chacun, dans le cadre de cette période de transition.
    “Ça fait plaisir de venir à Vairao. Ça change de la ville, où l’on nous traite comme des moins-que-rien. Ce n’est pas le cas, puisqu’on a construit un fare de nos propres mains !”, souligne un participant, originaire de Moorea, affichant un net regain d’estime de soi.
    “J’ai fait un gros travail sur moi-même. En fait, tout dépend de moi : je veux montrer ce dont je suis capable. Je ne baisse pas les bras, faaterehau !”, confie une autre participante, motivée dans sa recherche d’emploi. Un contrat de travail, c’est, pour un couple ce qui conditionne le retour de leurs enfants et ainsi de la famille, chez elle, dans les îles.
    “Ce n’est pas facile de se reconstruire, mais bravo, vous avez saisi votre chance. Maintenant, il faut aller de l’avant”, insiste la ministre, soucieuse, par ailleurs, de la gestion de l’après. “Je suis venue pour m’assurer que vous avez des solutions pour votre réinsertion”, précise-t-elle, confiant avoir de l’ambition pour ce projet d’accompagnement, qui arrivera à son terme, début décembre, après une semaine d’immersion au Fenua ’Aihere.

    A.-C.B.

    Tetiatara 2015-12-03 08:02:00
    Oui Génial au moins des personnes qui veulent faire de leurs vie une vie stable.
    Et pour ma part je préfère voir des cabanes en bois que de voir mon île se remplir
    de bâtiment. Et pour rectification, ses personnes sont des être-humain comme
    chacun de nous sur cette terre et non des SDF. Car pour info mon Mari est à l'intérieur
    de se groupe et nous avons un enfant et une maison, alors renseignez-vous comme il
    faut et écrivez bien les choses. Merci
    huhuhu 2015-11-19 07:56:00
    Génial la réinsertion, apprendre a faire une cabane en bois.
    Comme sa une fois dans la rue ils sauront comment se loger avec des palettes de bois.
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