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“Je vais tenter de faire l’incontournable Gaston Flosse”

mardi 22 août 2017

Fabian Le Castel

Fabian Le Castel est fan de Queen mais n’ose pas imiter son défunt chanteur, Freddy Mercury. Pas grave, il a plus de 100 voix sur scène à vous faire partager. (© Photo : Christophe Cozette)

 

À peine plus de 30 ans – il est né en 1986, en Belgique –, Fabian Le Castel est un virtuose de l’imitation (et de la chanson). Dix ans de métier, et pas moins de dix prix remportés en festivals, plus de 100 imitations sur scène (et 200 dans sa besace), Fabian Le Castel est la star montante de la discipline. Son spectacle, le troisième, Maboul à facettes, se joue depuis plus de trois ans et demi. Pour la première fois au fenua, il le présentera à Tahiti et Moorea, entre deux plongées et l’écriture de son prochain show.

 

Vous êtes un artiste qui monte mais avec déjà un long parcours, n’est-ce pas ?
Oui, je fête mes dix ans de scène, l’année prochaine. J’ai commencé en 2008 avec un concours amateur, et tout s’est enchaîné assez rapidement, l’année suivante, en Belgique. Maintenant, je tourne aussi en France, en Suisse et dans les territoires d’outre-mer, mais c’est la première fois à Tahiti.

 

Combien de personnages à votre actif ?
Dans le spectacle, c’est une petite centaine mais j’en ai 150-200, je n’ai pas vraiment compté.

 

Comment arrive-t-on à un chiffre comme cela ?
En dix ans, on accumule des voix, on en essaye de nouvelles, des anciennes restent et sans s’en rendre compte, cela augmente tous les ans. Et il y a de nouveaux personnages qui arrivent. Il faut agrémenter son panel pour pouvoir toucher toutes les générations, pour ne pas être obsolète. Il vaut mieux être “has been” que “has never been”, mais je préfère n’être aucun des deux.

 

Qu’est-ce qui fait qu’un personnage accroche ? C’est sa célébrité, un geste, une voix… ?
Il y a plusieurs types. Il y a ceux qui sont inévitables qu’on n’a pas forcément envie de faire mais qu’on est obligé car ils ont du succès, qu’ils sont populaires, qu’ils sont sur le devant de la scène médiatico-politique.

En ce moment, je travaille Macron à mort parce que c’est obligatoire. Mais il me donne du fil à tordre, ce Macron, car il est assez compliqué. Je vais devoir taper sur lui, lors de ma rentrée radio. Et il y a des chanteurs de la nouvelle génération, comme Vianney, qui sont moins marqués que des chanteurs d’anciennes générations mais qu’il faut faire pour être dans la vague. Et être dans la vague à Tahiti, c’est bien. Et il y a des choix de cœur comme Raymond Devos car il est né dans la même ville que moi, un grand monsieur que j’aime beaucoup, un personnage qui peut dire aussi pas mal de choses.

Et il y a des personnages qui me viennent naturellement. J’écoute la radio, une voix, je la tente et elle est là. Alors je l’utilise. En général, on sent les personnages que j’aime faire car ils ont une puissance comique, comme Jean-Marie Le Pen, par exemple. Dès que je fais sa voix et son visage, les gens rient alors que ce n’est pas un type drôle à la base.
(Fabian Le Castel prend la voix de l’ex-leader du Front national et mime sa bouche et ses yeux). “Écoutez je suis très heureux d’être ici en Polynésie FRANÇAISE, n’est-ce pas.”
(Il reprend sa voix normale) On peut lui faire dire des choses que je ne dirais pas avec ma propre voix, on peut dénoncer des choses.

Mais je ne l’aime pas, tout le contraire de Johnny Hallyday, un des personnages les plus populaires de la francophonie.

 

Vous vapotez. C’est important de préserver sa voix ?
J’étais un gros fumeur avant et j’ai commencé à enlever des personnages avec des voix aiguës comme Mika parce que je fumais trop. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête sinon dans deux ans, je ne pourrais plus exercer mon métier. Et je me sens beaucoup mieux.

 

Y a-t-il des personnages qui vous échappent ?
Oui, Freddy Mercury, je suis un fan de Queen. Quand je ne suis pas sur un minimum avec une voix, si je sens un malaise, je ne préfère pas la faire, surtout avec des monstres comme Freddy Mercury ou Jacques Brel aussi. Je ne garde que les meilleures.

 

Allez-vous tenter de faire des imitations locales ?
Je vais tenter de faire l’incontournable Gaston Flosse. Je ne promets rien mais je vais tenter. Je vais regarder cet après-midi (hier, NDLR) des vidéos de lui et écouter sa voix.

 

Avez-vous déjà piégé des gens ?
Oui, des hommes politiques, en Belgique et en France, à la radio. J’ai piégé Amir en imitant Jean-Marie Le Pen pour lui demander de rentrer chez lui. J’en ai imité aussi beaucoup, en face d’eux.

 

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

 

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Orianne Obrize
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