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Vanille – “L’objectif est de produire rapidement 30 à 40 tonnes”

vendredi 15 décembre 2017

Patrick Kaiha et Teiva Hucq

Patrick Kaiha et Teiva Hucq, associés au sein de Vanilla Matahiti à Saint-Hilaire. (© Benoît Buquet)

“Il n’y a pas de problème de débouché. Il n’y a qu’un problème de production.” Teiva Hucq est producteur, préparateur et exportateur de vanille de Tahiti, associé avec Patrick Kaiha et Taivini Teai au sein de la société Vanilla Matahiti, connue pour son système breveté de production hors sol et en intérieur sur les hauteurs de Saint-Hilaire à Faa’a.

Il analyse âprement la situation de la filière vanille en Polynésie française.

“Tant que le problème de la production n’est pas résolu, tant que nous n’avons pas mis en place un système réellement productif, nous ne pourrons pas répondre à la demande des préparateurs de vanille qui est croissante”, assure-t-il, en se réjouissant que “le Pays semble prêt à reconnaître des techniques de production différentes des ombrières de l’Épic (Établissement public à caractère industriel et commercial, NDLR)”, notamment celle de sa société.

La production de vanille de Tahiti a connu un trou d’air en 2015 (13,3 tonnes produites) avant de se rétablir en 2016 (25,7 tonnes) et l’Épic Vanille de Tahiti table sur une production de 30 tonnes en 2017.

“L’objectif est de produire rapidement 30 à 40 tonnes de vanille mûre pour que le prix redevienne normal. Ensuite, nous sommes d’accord avec le gouvernement sur l’objectif de 100 tonnes de vanille mûre produites chaque année. Pour nous, c’est même un minimum”, poursuit Teiva Hucq. Pour l’instant, tant que la production reste faible, et en attendant le déploiement du nouveau plan de relance du gouvernement, le prix de la vanille continue d’évoluer à des niveaux jamais atteints auparavant (lire notre édition de mardi 12 décembre).

eeeeeeeeeeeeeeee“Avec l’aide du Pays qui arrive, je pense qu’on aura une bonne production en 2019”, estime un autre producteur-exportateur, Francky Tauatiti, de Hotu Vanilla à Raiatea, qui juge que “la demande globale n’est pas trop faible et que le marché va tenir comme ça jusqu’en 2019”.

Sur le plan des débouchés, Teiva Hucq est persuadé lui aussi que la Polynésie française est à l’abri d’une baisse de la demande mondiale, tant que les gousses polynésiennes conservent leur qualité aromatique.

“Tout sera vendu, c’est sûr et certain, s’exclame-t-il. La transformation est la clé.” Poudre, absolue, extrait, arôme, concentré, oléorésine…

Les produits transformés à partir de la gousse sont nombreux et très demandés, assure Teiva Hucq : “Nous avons un client qui nous propose de nous acheter tout notre stock de poudre, mais nous ne pouvons pas en priver comme ça nos clients historiques…”

 

Benoît Buquet

 

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