Vanuatu : l’aide s’organise péniblement à Port-Vila

    vendredi 20 mars 2015

    Un « temps précieux » a été gaspillé dans l’aide apportée aux sinistrés du cyclone Pam à cause d’un manque de coordination entre ONG. C’est le reproche émis par le gouvernement du Vanuatu. « Je m’excuse vraiment, mais je dois dire ce qui est», déclare ainsi le vice-président de la Commission nationale des catastrophes, Benjamin Shing, qui se dit toutefois reconnaissant de l’aide apportée par les associations internationales.
    Les autorités tentent désormais de reprendre la main sur le déploiement des secours, pour s’assurer que l’aide parvienne à tous, au plus vite. Dans la capitale, Port-Vila, elles ont ainsi demandé aux organisations humanitaires qui gèrent les 49 centres d’hébergement d’urgence de ne pas procéder à des distributions en masse de nourriture, d’eau et de matériel de construction, avant que le bilan final des dégâts et des besoins ne soit clairement établi. Pour le moment, comme le rapporte Caroline Lafargue, journaliste pour Radio Australia, les ONG ne distribuent qu’une ration par jour.
     
    Autour de la capitale et dans le reste de l’île d’Éfaté, les habitants doivent prendre leur mal en patience. Et parfois, la situation s’avère plus compliquée en ville que dans les villages des autres îles de l’archipel, comme en témoigne Laure Chabrolle, de Save the Children Vanuatu :
     
    « Ici, à Port-Vila, ils ont quand même beaucoup moins d’espace que dans les îles, ils n’ont pas forcément de jardin, donc ils sont beaucoup plus dépendants de l’apport de nourriture étrangère – ils achètent souvent énormément de riz, ou des boîtes de thon dans les magasins. Actuellement, les magasins sont soit fermés, soit ils n’ont pas été approvisionnés, ou encore les gens n’ont plus d’argent pour acheter à manger. Il y a des gens qui ont beaucoup perdu, et qui n’ont plus d’argent pour acheter à manger, acheter des habits ou récupérer une tôle pour combler le trou qu’il y a dans leur maison et qui les empêche de dormir. Il y a aussi une très forte densité de population et pas de toilettes, donc au niveau sanitaire, la situation n’est pas très rassurante. Beaucoup de gens ont été blessés ou n’ont pas accès à l’eau, on commence à noter des diarrhées, des enfants qui sont malades, des plaies qui s’infectent. Donc, il y a énormément de différents problèmes qui s’accumulent dans les quartiers et cela fait augmenter les tensions. »
     
    Donc il vaut mieux être à Tanna qu’à Port-Vila ?
    « Même si on a l’impression d’avoir plus accès à l’aide ici, à Port-Vila, effectivement à Tanna, les gens ont plus dans leur culture ces habitudes, ils savent comment reconstruire leurs maisons, ils savent comment refaire pousser un jardin. Alors, c’est vrai qu’aujourd’hui, l’accès à la santé à Tanna doit être quand même très très compliqué, donc il vaut mieux être, je dirais, en bonne santé, à Tanna, pour avoir la force de reconstruire sa maison et son jardin. »
     
    Ils ont aussi accès à des matériaux de construction naturels sans problèmes, à Tanna ?
    « Tout à fait. Après, je ne sais pas dans quel état sont les matériaux qu’ils utilisent pour reconstruire leurs maisons, mais en tout cas avec le bois qui est tombé, c’est sûr qu’ils en auront pour déjà recommencer à construire les structures. »
     
    Vous disiez qu’il y a des tensions dans plusieurs endroits et notamment dans le bidonville de Seaside, à Port-Vila…
    « À Seaside, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait trop de tensions. Les dernières tensions dont on a entendu parler, c’était plutôt dans les quartiers d’Holen, et je pense que c’est des gens qui sont fatigués de voir des journalistes et des humanitaires venir leur poser des questions, sans jamais leur proposer de solution. Les gens commencent à fatiguer. C’est verbal, ce sont des gens qui disent « allez-vous-en, on veut plus vous voir, on va se débrouiller sans vous ». »
     
    Face aux critiques émises par les autorités, le directeur d’Oxfam pour le Vanuatu a réagi : « Nous continuerons à travailler avec le gouvernement comme nous l’avons fait et comme nous le faisons toujours, afin de satisfaire au mieux les intérêts des personnes dans le besoin », a déclaré Colin Collett van Rooyen.
     
    Le bilan de la catastrophe a été légèrement revu à la hausse : 9 personnes ont été tuées, selon les autorités.

    DUGAROU 2015-03-29 20:17:00
    LA TOURNURE DE LA DISTRIBUTION DES DENREES ALIMENTAIRES SEMBLENT EFFECTUER UNE VIREE POLITIQUE A L' APPROCHE DES ELECTIONS GENERALES EN 2016, AU DIRE DES POLITICIENS. ON ATTEND DE VOIR CE QUI VA SE PASSER LORS DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE DE 2015 DANS MOINS D' UN MOIS. LES PARLEMENTAIRES AURONT L' OCCASION D' INTERROGER LE GOUVERNEMENT SUR LA REPARTITION JUSTE ET EQUITABLE SANS EXAGERATION, DES DENREES ALIMETAIRES ET D'AIDES INTERNATIONALES.

    J' ESPERE QUE DANS LES ANNEES A VENIR, LE BUREAU DES DESASTRES NATURELS SERA CONFIE AU MINISTERE DES AFFAIRES INTERIEURES ET PROVINCIALES.

    AFFAIRE A SUIVRE.
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