Vanuatu. Le kava a toujours autant de succès dans la région

    mercredi 15 juillet 2015

    Malgré l’interdiction d’entrée sur les marchés nord-américain et européen dont il est frappé depuis le début des années 2000, le kava de Vanuatu n’a jamais perdu ses marchés régionaux, et en particulier ceux de Nouvelle-Calédonie et de Fidji.
    C’est chez nous que le kava vanuatais fait des étincelles. Eh oui, le premier débouché à l’export pour cette racine consommée dans toute la région sous forme de décoction à froid est la Nouvelle-Calédonie, où les bars à kava (baptisés « nakamals » comme au Vanuatu) ont fleuri depuis le début des années 1990.
    Second débouché régional proche pour la racine du Vanuatu : les îles Fidji, où le kava est également produit, mais considéré de moindre intensité que celui du Vanuatu.
    Mais les acheteurs de Nouvelle-Calédonie, toujours demandeurs de kava en grandes quantités, pourraient toutefois dans un proche avenir se laisser tenter par d’autres offres, en provenance notamment de nouveaux producteurs en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
     
    Baisse. Mais les prix, du fait de cette nouvelle concurrence mélanésienne, pourraient bien évoluer à la baisse dans un avenir proche, a récemment expliqué Marcellino Pipite, élu dans la circonscription d’Espiritu Santo (Nord du Vanuatu), aux députés réunis en séance parlementaire à l’occasion du débat relatif à une loi concernant directement la production du kava.
    Ce texte, un amendement à la loi relative au kava, concernait l’entrée en vigueur de restrictions concernant la vente de qualités de kava jugées inférieures et dont le commerce, ces dernières années, avait entraîné l’apparition de cas d’hépatite fulminante chez certains consommateurs européens, notamment en Allemagne et en France. Désormais, seules les variétés « nobles » de kava sont autorisées à l’export.
     
    Etude. Depuis la mi-2015, une étude serait en préparation, en Europe, afin de faire le point sur les vertus et les effets secondaires des produits dérivés du kava pour lui permettre de réintégrer le marché européen. Depuis juin 2014 là-bas, les interdictions concernant le kava sont en voie de levée, provoquant à nouveau un appel d’air et de nouvelles espérances chez les producteurs océaniens.
    L’étude, qui serait confiée à un cabinet juridique, durerait sept mois. Elle porterait ainsi sur les aspects non seulement légaux, mais aussi commerciaux, sanitaires et scientifiques intervenant dans la mise en vente de produits dérivés de cette substance populaire dans toute la région Pacifique.
    Les résultats de cette étude pourraient ensuite être présentés à l’occasion d’une conférence prévue à Bruxelles et réunissant les principaux pays producteurs (Fidji et Vanuatu en tête).
    Suivrait ensuite une conférence au niveau ministériel, afin de tracer les grandes lignes d’une feuille de route.
    Objectif : définir une politique de traçabilité et de qualité du produit pour lui redonner la crédibilité souhaitée et ainsi reconquérir les marchés européens, dont celui de l’Allemagne, perdus au début des années 2000.
     
    LNC

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