Vanuatu : un aéroport quasiment « gratuit »

    lundi 10 novembre 2014

    La piste de 3500 mètres de long permettrait à de plus gros avions long courier de se poser au Vanuatu.
    Le promoteur singapourien, Vanuatu Trade Development et le precedent gouvernement vanuatais ont signé un accord en juillet 2013. Vanuatu Trade Development va financer la construction de l’aéroport. En échange: l’État vanuatais lui cède la gestion de l’aéroport pendant 50 ans – une activité qui doit générer des revenus suffisants pour amortir le coût de la construction.
     Mais le promoteur a réclamé un gage pour sécuriser son investissement. Le precedent gouvernement a donc signé un billet à ordre de 350 millions de dollars américains. Par ce document, le Vanuatu reconnaît sa dette et s’engage à payer le promoteur à la date d’échéance.
     Cette clause a créé un scandale au Vanuatu, car la somme est énorme – c’est quasiment la moitié du PIB annuel du Vanuatu en 2013. Le nouveau gouvernement a donc suspendu le projet. Mais tout cela n’est qu’un malentendu, estime Byron Ko, le directeur de Hermsley Capital, une société d’investissement australienne, qui fait partie du consortium Vanuatu Trade Development : « Ce billet à ordre de 350 millions, c’est juste pour couvrir le coût de la construction de l’aéroport. C’est la seule façon pour nous de garantir que nous rentrerons dans nos frais au cas où le gouvernement vanuatais chercherait à prendre le contrôle de l’aéroport avant la fin de notre concession de 50 ans. »
     Si l’État vanuatais respecte l’accord, le Vanuatu aura un nouvel aéroport flambant neuf… sans l’avoir finance. C’est en tout cas comme ça que le consortium présente le projet.
     L’entreprise actuelle qui gère les aéroports vanuatais, Airports Vanuatu, est vent debout contre ce projet. Selon Kevin Abel, son directeur, confier les aéroports à un consortium étranger, c’est renoncer à la souveraineté du Vanuatu. Il faut dire que son enterprise risqué fort d’être absorbée par le consortium.
     Le bras de fer se poursuit en coulisse. Et Vanuatu Trade Development menace de poursuivre en justice l’État vanuatais s’il annule le contrat signé en juillet 2013. « Le contrat est signé et valide. Il faut le respecter. VTD a déjà investi des sommes importantes, nous avons mobilise des consultants, des architects d’aéroports, des ingénieurs, etc. Mais nous sommes optimistes, nous devrions parvenir à sortir de l’impasse avec le gouvernement vanuatais. »
     Byron Ko, le directeur de Hermsley Capital, au micro de Don Wisemann sur la radio néo-zélandaise internationale. Si la situation se débloque, le nouvel aéroport devrait entrer en service au deuxième semester 2019.
     
    Radio Australia

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