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Venir à bout de l’échec au permis de conduire

mercredi 3 juillet 2019

Les moniteurs d’auto-écoles expliquent travailler à perte sur la base d’un permis à 110 000 F. Photo : DR

Les moniteurs d’auto-écoles expliquent travailler à perte sur la base d’un permis à 110 000 F. (Photo : DR)

À l’occasion de l’examen d’un projet de loi du Pays relatif à l’aide au financement du permis de conduire, le CESC en a remis une couche sur une préconisation précédente demandant à alléger les conditions de passage du permis de conduire afin que le taux d’échec recule.

Dans les faits, alors que le Pays ne fait que proposer une aide au financement du permis B pour les moins de 30 ans, et selon condition sociale, le CESC rappelle les chiffres une fois encore en débordant du dossier.

Les chiffres sont éloquents effectivement : 78 % d’échec à l’examen du code et 70 % d’échec à l’examen de la conduite.

La proposition de loi du Pays souhaite, par une aide, faire en sorte que les postulants aillent jusqu’au bout des formations et réduire le taux d’échec.

L’aide pourrait être de 115 000 F et pourrait être décomposée en plusieurs versements : 20 000 F versés par le candidat au démarrage ; 25 000 F versés par le Pays à l’auto-école conventionnée dès l’inscription du candidat à l’épreuve théorique du Code ; 30 000 F versés par le Pays à l’auto-école conventionnée dès la prise des dix premières heures de leçon de conduite ; 40 000 F versés par le Pays à l’auto-école conventionnée après les dix dernières heures de leçon de conduite et l’inscription du candidat bénéficiaire à l’épreuve pratique de conduite.

Ce projet de loi, voté avec un avis favorable de 41 voix, le CESC souhaiterait le voir étendu aux autres permis que le B et aux postulants de plus de 30 ans.

 

Un permis à 130 000 F ?

 

Surtout, une fois encore, le CESC souhaite voir plusieurs mesures mises en place pour réduire l’échec, comme la baisse des prix pratiqués par les auto-écoles, alors que, dans le même rapport, une page plus haut, les moniteurs d’auto-écoles expliquent travailler à perte sur la base d’un permis à 110 000 F et que ce dernier devrait plutôt être à 130 000 F.

La formation théorique est aussi remise en cause par les représentants de la société civile. Les questionnaires d’examens seraient, selon eux, inadaptés. Même constat sur l’évaluation pratique, qui serait basée sur une grille de notation trop exigeante.

Le CESC a examiné un second texte, hier matin, concernant un projet de loi du Pays portant modification des dispositions relatives aux relations individuelles et collectives du travail.

Ce projet de loi du Pays s’inscrit dans le prolongement des discussions et concertations qui ont eu lieu entres les partenaires sociaux et le gouvernement, en début d’année 2019. L’avis du CESC a été voté à 35 voix “pour” et 8 abstentions.

Des précisions concernant les démissions, les embauches de CDD et sur la formation syndicale sont apportées par ce nouveau texte.

 

B.P.

 

 

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