Ventes de saisies sur scellés judiciaires – Des enchères pour faire des affaires

    mercredi 13 avril 2016

    France Domaine met aux enchères, hier et aujourd’hui, des saisies sur scellés judiciaires.  Entre 500 et 700 personnes se sont déplacées hier pour des planches, des motos, des voitures…  Aujourd’hui, des tableaux, un bateau, un jet-ski et même des WC chimiques seront mis aux enchères.

    De quoi y laisser des plumes. Ce sont des saisies sur scellés judiciaires, avec une vente aux enchères publiques qui se déroule sur deux jours et à laquelle nous avons assisté hier matin.
    Hier, tout comme aujourd’hui, c’est sur un terrain militaire, situé dans le quartier Sainte-Amélie à Papeete, que les ventes ont lieu, d’où une forte présence des forces de gendarmerie mais aussi de police.

    Hier, il y avait des véhicules – deux et quatre roues –, des planches de surf, quelques va’a et un peu de matériel audio/vidéo.
    Aujourd’hui, un bateau, un jet-ski, des tableaux de valeur, du mobilier et même des toilettes chimiques sont proposés au plus offrant.
    Au total, ce sont près de 80 lots qui sont mis aux enchères, à un rythme irrégulier, et qui représentent plusieurs années d’enquêtes et de procédures.

    La plupart sont des saisies liées à des affaires de stupéfiants et les dealers semblent aimer le surf.
    En effet, près de la moitié des lots était des planches, attirant ainsi de nombreux surfeurs à la recherche d’une bonne affaire.
    Mais les ventes aux enchères n’attirent pas que les fans de glisse.
    Hier, et certainement comme aujourd’hui, on a pu croiser de nombreux VIP ou personnalités du monde de la radio, des avocats, des médias, mais aussi de nombreux anonymes, hommes, femmes, des habitués comme des nouveaux, de tout âge et de toute catégorie socioprofessionnelle.

    Au total, ce sont entre 500 et 700 personnes environ qui sont venues trouver – ou simplement regarder – l’affaire en or.
    Durant deux heures, le public est invité à découvrir l’ensemble des lots mis à la vente.
    “Ce sont des motos japonaises de bonnes marques, idéales pour la revente en pièces détachées”, confie un vendeur de pièces détachées. “En pièces, on peut atteindre dix fois le prix de vente d’une moto roulante”, complète l’intéressé, tout en regardant l’état de l’engin, sale mais en bon état apparemment.

    Tandis qu’on regarde les va’a présents sous toutes les coutures, une ex-professionnelle du surf est venue mater les planches. “Aujourd’hui, on en trouve de nombreuses sur les marchés de l’occasion entre 10 000 et 15 000 F”, confie-t-elle, mi-figue, mi-raisin.
    Quoi qu’il en soit, ces dernières, quelques minutes plus tard, sont parties comme des petits pains.

    Tout est parti

    À quelques minutes du gong, les intéressés se rapprochent pour écouter les quelques règles. “Sans garantie”, “pas de réclamation”, les prix sont majorés de 16 %, 11 % de taxe forfaitaire, 5 % de droit d’enregistrement. Si vous enchérissez à 100 (francs, NDLR), vous devez débourser 116 (francs, NDLR), les règles s’égrainent durant quelques minutes avant le début des hostilités.
    Au règlement, la facture est au nom de l’acheteur, le paiement peut se faire en liquide jusqu’à 100 000 F, le chèque étant obligatoire au-dessus.

    Puis, sonne le début du combat, aux alentours de dix heures, face à chaque lot. Le vainqueur est celui qui a fait la meilleure offre, validée par le commissaire aux ventes, qui décide, à sa guise, d’un prix de départ. Ce dernier affecte le bien au plus offrant, le paiement se fait avec obligatoirement une pièce d’identité.
    Les sommes récoltées – celles de l’ensemble de la vente d’hier ne nous ont pas été communiquées – sont gérées par le Trésor public afin d’être réinjectées dans le budget de fonctionnement de la justice.

    De 1 000 F en 1 000 F, jusqu’à 10 000 F, de 5 000 F en 5 000 F jusqu’à 50 000 F et de 10 000 F en 10 000 F au-delà, les enchères vont bon train selon un rythme chaotique, rapide pour les unes, plus long pour d’autres.
    100 000, 300 000, 500 000 F pour certains véhicules, comme cette Citroën C3 immatriculée en 212 000 P qui fait fureur…
    Les enchères grimpent en flèche et atteignent les 850 000 F (sans les taxes), déboursés par Jean. Heiananui, elle, n’a pas hésité, elle est repartie avec deux véhicules, pas moins.

    Chargée des enchères, son tane, à ses côtés, lui donnait son feu vert ou non pour monter. Hier, tout est parti, il en sera de même très certainement aujourd’hui, même pour les WC chimiques, qui semblaient intéresser un potentiel acheteur hier.

    Christophe Cozette

    Lire aussi nos témoignages dans La Dépêche de Tahiti

    Raimanul 2016-04-14 14:58:00
    On peut svp avoir le nom du "Vendeur de pièces détachées" pour pas se faire arnaquer en payant le prix fort pour des pièces d'occaz?
    pagga 2016-04-14 13:00:00
    "entre 500 et 700 personnes"

    j'y était, y'avai pas plus de 200 personnes
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