Le vice-rectorat “dévoile” ses moyens, “au service de l’élève”

    jeudi 18 août 2016

    vice-recteur

    Le vice-recteur Jean-Louis Baglan a dévoilé, avec une partie de son équipe, les grandes lignes de cette rentrée 2016-2017. (Photo : Christophe Cozette)

     

    Les coulisses de la rentrée

     

    La rentrée, du côté du vice-rectorat.” C’est avec cette phrase d’introduction que Jean-Louis Baglan, le vice-recteur, entouré d’une bonne partie de son équipe dirigeante, a présenté, hier matin, au siège du vice-rectorat, rue Édouard-Ahnne à Papeete, les “coulisses” de cette rentrée scolaire, “techniquement et pédagogiquement réussie” selon ses mots.

    Ce fut une “bonne rentrée scolaire” avec “un enseignant devant tous les élèves malgré quatre classes non pourvues d’enseignant titulaire, à Takume, Tematangi, Tureia et Vairaatea. On a vu pire les années précédentes (dix en 2015 et 25 en 2014)”, a dit en substance Jean-Louis Baglan. “Ce n’est rien par rapport à ce que l’on a connu.

    La rentrée fut “bonne”, et ce, malgré la réforme des collèges, qui “s’inscrit fortement dans la durée”, une réforme dont votre quotidien s’est déjà fait l’écho (lire La Dépêche de Tahiti du 3 août, “La réforme des collèges arrive en Polynésie”). La pierre angulaire de cette réforme est le “socle commun de connaissances, de compétences et de culture”, mêlant méthodes “traditionnelles” —  exercices répétés, par cœur —  et méthodes plus ludiques, approfondies et enrichies à chaque cycle (maternelle, du CP au CE2 et, enfin, du CM1 à la 6e).

     

    Complémentarité entre le Pays et l’État

     

    Les enseignants étaient inquiets et ont vu leurs habitudes bousculées”, constate le vice-rectorat. “Ils ont besoin d’être accompagnés et nous le ferons”, une “demande qui montre qu’on ne refuse pas la réforme”, a précisé Jean-Louis Baglan. Dans cette optique, plus de 20 millions de francs ont d’ailleurs été consacrés à la formation de maîtres.

    Quoi qu’il en soit, le vice-recteur se félicite d’une “parfaite complémentarité entre le Pays et l’État”. Et la clé de cette réussite est sans aucun doute liée à la mutualisation des moyens entre les deux entités de la République, voulue et imposée par le renforcement des compétences dévolues au vice-recteur, validé par différents décrets publiés en 2013-2014.

    Cette mutualisation de l’ensemble des données, notamment en terme de ressources humaines, a nécessité une refonte de l’organigramme du vice-rectorat, issue d’une volonté politique (Pays), d’un accompagnement (État) et de la formation (nécessaire). Une partie de la masse salariale “s’est transformée en contrat” et alors qu’il y a trois à quatre ans, 250 titulaires étaient non formés, ils sont moins de 60 aujourd’hui.

    Cette croissance de la “masterisation” du corps enseignant du 1er degré est en marche, ce qui fait dire au vice-recteur “qu’un jour, il n’y aura plus d’appels aux enseignants de métropole”. “C’est ce que l’on cherche à faire, c’est l’enjeu important”, assure Jean-Louis Baglan. La “belle réussite dans les concours administratifs” et cette mutualisation des outils de gestion “assurent un beau vivier de stagiaires”, qui tend vers cette océanisation totale du corps enseignant.

    Quoi qu’il en soit, malgré des images d’Épinal tenaces, “il n’y a pas de désengagement de l’Éducation nationale”, a assuré le secrétaire général. Preuve en est, un jeune Polynésien “touche” quatre fois et demie ce que touche un petit métropolitain, avec un taux d’enfants en difficulté parmi les plus importants de la République (avec Mayotte et la Guyane) et même le record de France des enfants boursiers.

    Malheureusement, le “premier employeur polynésien” – et son enveloppe financière qui représente 11 % du PIB du fenua – regrette que des fonds, notamment sociaux, soient si peu sollicités. Bientôt, en 2017, le vice-rectorat regroupera ses deux entités, aujourd’hui séparées, dans de nouveaux locaux situés à l’entrée de la vallée de Titioro. Il mise, comme l’ensemble de l’Éducation nationale, sur “le numérique qui doit réduire la fracture sociale”.

    Un pari” pour le vice-recteur qui a tout de même conclu la présentation de l’ensemble des moyens mis en place par l’État, comme un “complément sur le focus de la rentrée”. “On n’existe que pour cela, être au service de l’élève”, a résumé, au final, Jean-Louis Baglan.

     

    Christophe Cozette

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