Habillage fond de site

Ils viennent voler du vin, repartent avec des vélos et fuient les gendarmes

vendredi 29 mars 2019

IMG_2511

“Ils ont le profil classique. Ils sont issus d’un milieu familial disloqué, ils ont vécu une scolarité très abrégée » a expliqué l’avocat de deux des prévenus. (Photo:F.C)

Ils viennent voler du vin, repartent avec des vélos et fuient les gendarmes
“Je me souviens qu’on m’a réveillé pour boire de l’alcool, alors j’ai bu pour me rendormir. Je me suis réveillé à la gendarmerie.”
Cette phrase de D.M. illustre l’épopée éthylique de trois hommes jugés hier en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour avoir volé six bouteilles de vin et deux vélos électriques chez le patron d’une importante entreprise de la place.
C.R. n’a participé qu’à ce vol, de l’avis du procureur. Il est d’ailleurs le “moins impliqué” et a écopé de huit mois de prison avec sursis pour recel de vol, même si ce dernier s’est défendu d’avoir compris ce qu’il se passait cette nuit du 16 au 17 février, ayant passé la journée à boire une bouteille de whisky et une caisse de bières.
L’homme a notamment nié avoir pu être capable de redescendre de la villa des hauteurs d’Arue jusqu’à la route de ceinture sur l’un des deux vélos volés.
En revanche, D.M. et I.T. sont accusés d’un autre vol commis en septembre 2018, là encore pour subtiliser du vin dans la cave d’une maison dans laquelle I.T. avait travaillé à la construction d’un grillage.
C.R., lui, a servi de chauffeur. Avec un permis annulé pour conduite en état d’ivresse et refus d’obtempérer, le jeune homme a tout de même repris le volant. “Je ne savais pas que j’allais me faire avoir”, s’est défendu naïvement le jeune homme.
Repartis avec une demi-douzaine de bouteilles de vin, les trois monte-en-l’air sont revenus dans la maison avec une pince-monseigneur pour détacher les vélos électriques qui ne rentreront pas dans la voiture garée discrètement quelques mètres plus loin.
Le juge s’interroge sur le devenir de ces vélos coûteux et de leurs éventuelles reventes. “On était trop bourrés, on a pris les vélos comme ça sans réfléchir, on n’a pas pensé. Moi, je voulais juste boire.”
Quelques heures plus tard, sur un parking de Faa’a, les vélos démontés dans le coffre de la voiture, les voleurs boivent les bouteilles.
Le passage d’une voiture de gendarmes les effraie et leur fait prendre la fuite. Un comportement qui n’échappe pas aux hommes en bleu qui font demi-tour et se mettent à leur poursuite.
Les voleurs entrent alors dans une servitude et pensent être à l’abri, mais les gendarmes finissent par leur mettre la main dessus.
Une satisfaction pour la victime du vol, particulièrement remontée contre ses voleurs et surpris en début d’audience en train de les photographier. “Pour moi, ce n’est pas un vol, c’est un viol”, déclare-t-il. Il demande le remboursement de 490 000 F au titre du préjudice matériel et 400 000 F pour le préjudice moral subi par trois de ses enfants et sa conjointe.
“Ils ont le profil classique. Ils sont issus d’un milieu familial disloqué, ils ont vécu une scolarité très abrégée et ont grandi en l’absence de repères. De notre position, il est toujours facile de dire qu’ils se sont écartés du chemin”, a expliqué l’avocat de deux des prévenus.
D.M. et I.T. seront respectivement condamnés à des peines de seize mois et dix mois de prison assortis d’un mandat de dépôt.

Compte rendu d’audience F.C.

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Édouard Fritch veut que les personnes hospitalisées après un accident qu'ils ont causé, sous l'empire de l'alcool ne soient pas pris en charge par la CPS. Pensez-vous que ce soit une bonne mesure ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete