Vingt jeunes admis en service civique

samedi 9 mai 2015

 Vingt jeunes de 18 à 25 ans effectuent actuellement un service civique. Ce dispositif vise à aider les jeunes en décrochage scolaire.
Les jeunes en service civique doivent apporter un soutien à la vie scolaire d’un établissement.

Depuis le 27 avril, 20 jeunes âgés de 18 à 25 ans se sont engagés dans un contrat du service civique. Parmi eux, 13 sont en alternance avec reprise d’études pour obtenir une qualification ou un diplôme, tandis que sept sont à temps plein sur des missions éducatives.
Jeudi, quinze jeunes répondaient présent au rendez-vous donné par la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Nicole Sanquer-Fareata. Pour beaucoup d’entre eux, le service civique est un moyen d’acquérir une expérience professionnelle et de remplir un CV quasiment vide. Sortir sans qualification du système éducatif est une réalité que connaissent beaucoup de jeunes en décrochage scolaire. Difficultés financières, problèmes familiaux, manque de suivi, ou encore échec scolaire sont les principales raisons qui amènent un élève à sortir du système scolaire.
En 2013, sur les 19 116 élèves scolarisés, 1 297 ont décroché dans leur filière d’enseignement (selon les chiffres du conseil des ministres du 28 janvier 2015). Pour aider ces jeunes en difficulté, le ministère de l’Éducation nationale leur offre la possibilité d’effectuer un service civique, pendant une durée de six mois minimum.

Préparer un diplôme en même temps

Le service civique est un dispositif mis en place pour aider les jeunes en décrochage scolaire. Il leur permet à la fois de préparer un diplôme et d’avoir une expérience professionnelle dans un établissement scolaire. “Nous leur proposons de reprendre leurs études, de faire une remise à niveau et de passer un diplôme. En contrepartie, ils ont des heures à effectuer dans un établissement”.
Pour ce faire, un contrat est signé par le candidat, dont l’âge doit être compris entre 16 et 25 ans. La règle est simple, les jeunes en service civique doivent apporter un soutien à la vie scolaire de l’établissement dans lequel ils ont été affectés.
Certains peuvent avoir un rôle de médiateur avec les élèves en difficulté, d’autres de surveillant et d’autres encore vont constituer une aide maternelle. En contrepartie du travail effectué, ils bénéficient d’une indemnité de 50 000 F par mois.
“Après six mois de contrat, nous établissons un premier bilan pour savoir où ils en sont”, explique Nicole Sanquer-Fareata. Des solutions sont alors proposées en fonction des projets de chacun. “Pour l’année 2015, j’ai une enveloppe de 30 services civiques”, explique la ministre. Les 20  sélectionnés seront en effet complétés en septembre par 10 nouveaux candidats. 

Nadia Yonker

Lire aussi les témoignages dans La Dépêche de Tahiti de ce samedi 9 mai ou au feuilletage numérique.

      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete