Violence au collège de Papara – Le syndicat des personnels de direction réagit

    mercredi 27 avril 2016

    Le secrétaire académique du syndicat national des personnels de direction de l’education nationale (SNPDEN), Pepin Mou Kam Tse, dénonce les propos tenus par la déléguée syndicale du SNESPF (syndicat national des enseignements du second degré de Polynésie Française) lors du débrayage des professeurs du collège de Papara jeudi dernier.
    Il estime que ses propos mettent en difficulté la cohésion de la communauté éducative du collège de Papara.

    Après l’agression de la professeure au collège de Papara, mardi dernier, par une élève de sixième, vous souhaitez réagir. Pourquoi ?
    Les actes de violence causés par certains élèves, on les retrouve dans nos établissements au quotidien, à Tahiti, dans les archipels éloignés, en métropole comme dans les Dom-Tom.
    Ce que nous voulons dénoncer aujourd’hui, ce sont les propos tenus par la déléguée syndicale du SNESPF, Françoise Hauata.
    Ce n’est pas la première fois qu’elle tient des propos diffamatoires envers des personnels de direction.
    Ce n’est pas de cette manière que nous pourrons faire avancer les choses. C’est en nous mobilisant.
    Les propos de Mme Hauata mettent en difficulté la cohésion au sein de la communauté éducative du collège de Papara. Les années précédentes, des chefs d’établissement ont jeté l’éponge au bout de la première ou de la seconde année. Pascal Delesmont et son adjoint se mobilisent depuis trois ans pour mettre en place des projets innovants.

    Lesquels par exemple ?
    Le collège travaille avec l’armée. Il y a une classe de citoyenneté au collège de Papara. Nous travaillons en liaison avec l’établissement pour favoriser la continuité des formations de nos élèves entre la 3e et la seconde.  Nous œuvrons avec tous les établissements qui se trouvent entre Paea et Hitia’a sur des projets communs.

    Cette violence au collège de Papara n’est pas isolée. D’autres établissements sont également concernés ?
    Nous constatons effectivement une montée du phénomène de violence dans nos établissements. Il y a eu une réaction violente au collège Henri-Hiro de Faa’a, au lycée Paul-Gauguin.
    Ce phénomène traduit la montée de la violence dans nos quartiers, nos populations. Beaucoup de nos jeunes sont livrés à eux-mêmes. On a besoin non seulement de mobiliser la communauté éducative de nos établissements, mais aussi toutes les forces de la population, communes, associations, etc.
    (…) Il faut se mobiliser pour encadrer nos jeunes pour qu’ils puissent réussir dans leur scolarité et dans leur projet d’intégration sociale et professionnelle.

    Propos recueillis par CT 

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete