Violences conjugales : le fonctionnaire échappe de peu à la prison

    vendredi 28 août 2015

    R. M. a échappé de peu à la prison. Hier, il a comparu devant le tribunal correctionnel pour des violences commises sur sa concubine. Les faits se sont déroulés le samedi 1er août, à Papara. Ce jour-là, une dispute éclate au sein du couple, qui en vient aux mains. Selon J. A., la concubine, il la frappait au moins une fois par semaine. Toujours selon elle, il est d’une jalousie maladive.
    Interpellé par les gendarmes le jour des faits, le fonctionnaire territorial avoue avoir eu une altercation avec sa concubine, qui plus est enceinte de deux mois. “Vous l’avez frappée à la tête, lui avez craché dessus et lui avez tiré les cheveux”, souligne la présidente du tribunal. R. M. reconnaît les faits mais explique ne pas avoir porté de coups et s’être défendu. À la barre, deux témoins, deux collègues de bureau se succèdent pour témoigner en sa faveur. “Cela faisait un an qu’il était ensemble, et ils avaient une relation difficile. Il me montrait de nombreux SMS où elle n’arrêtait pas de lui demander où il était. Elle l’appelait tout le temps. Parfois, je le voyais avec des traces de morsures”, explique un premier témoin.
    Une version qu’a soutenue le second témoin. “J’ai constaté plusieurs traces de morsure sur lui et d’autres plaies. Elle l’appelait souvent. Pour moi, c’était elle qui était jalouse”, soutient le témoin. Décrit comme un employé exemplaire, R. M. avait une vie privée explosive. Père de trois enfants, il paie deux pensions alimentaires aux mères. Il a, en outre, été condamné par deux fois pour des violences volontaires commises sur ses concubines. Un parcours qui lui a valu un séjour à l’ombre durant deux ans.

    Une vie privée explosive

    “Vous avez été incarcéré à Nuutania pendant deux ans pour violences, et vous recommencez ? C’est bien beau de regretter aujourd’hui, mais comment expliquez-vous les faits ?”, lui a lancé la présidente du tribunal. Pour Me Gaultier, l’avocat de la victime, il ne faut pas se tromper de victime. “On vient vous peindre une mauvaise image de ma cliente. Il semblerait que c’est elle qui frappait monsieur. Or, cette petite femme n’a fait que se défendre. Monsieur l’insultait et trouvait toujours les mots qui fâchent. Il a un problème psychiatrique et un problème d’intolérance à la frustration. C’est pour cela que ma cliente a mis un terme à cette histoire. Il a défiguré ma cliente.” Et le procureur de la République d’enfoncer le clou : “Il y a des certificats médicaux. Les faits sont caractérisés et elle a des hématomes et des dermabrasions. Aujourd’hui, on vient vous dire que c’est un fonctionnaire modèle victime d’une harpie, alors que ce n’est pas le cas. Cette violence est injustifiable, d’autant qu’il a des antécédents”.
    Le ministère public a requis un an ferme à l’encontre du trentenaire. Pour sa défense, Me Dubois a insisté sur le fait que R. M. est conscient des faits. “Il a un problème avec ses relations. Aujourd’hui, dans ce cas précis, ce n’est plus le même homme qu’il y a 5 ans, quand vous l’avez condamné. Là, je ne vous dis pas que c’était de la légitime défense mais il était à bout. Elle aussi lui donnait des coups.”

    Le dernier avertissement

    Par ailleurs, lors de sa garde à vue, un médecin a examiné le fonctionnaire. Il s’est avéré qu’il présentait lui aussi plusieurs blessures, hématomes et traces de morsures. “Les blessures confirment les dires de mon client. Il lui a maintenu les mains alors qu’elle lui tirait les cheveux, et c’est pour cette raison, qu’elle a des bleus”, souligne l’avocat de la défense. Selon le conseil : “Ils n’étaient pas compatibles, et aujourd’hui, il perdrait tout s’il partait en prison”.
    Finalement, le fonctionnaire échappe de peu à la prison. Le tribunal correctionnel l’a condamné à un an de prison avec sursis et une mise à l’épreuve pour une durée de cinq ans. R. M. a également l’obligation de se faire soigner et d’indemniser la victime à hauteur de 100 000 Fcfp. “C’est votre dernier avertissement, monsieur. Vous nous avez bien compris”, a lancé le tribunal au prévenu, qui est reparti libre.

    Compte-rendu d’audience par Jenny Hunter

    hiro 2015-08-30 15:11:00
    Oui mais je l aime mr le juge...c est pour ca que je la tape pai...

    @ lucie...non ca calme pas mais au moins la victime peux dormir tranquille si son agresseur est en taule....et non ca fait pas un chomeur ca fait une place disponible pour une personne responsable....
    mana 2015-08-30 15:08:00
    @ stressless....AHAHAHA....

    teraitua t es un cretin...degage...on est la pour les news pas ta merde....
    stressless 2015-08-30 09:16:00
    Non teraitua .... mais tu peux aller voir ces personnes elles sauront être à l'écoute de tes propositions :


    http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Nous-connaitre/Services-et-missions/Missions-de-police/La-direction-regionale-de-la-police-judiciaire/La-brigade-d-enquetes-sur-les-fraudes-aux-technologies-de-l-information
    tevai 2015-08-29 12:06:00
    C un psychologue qu''il lui faut et puis elle pouvait se barrer quand elle veut.
    lucie 2015-08-28 13:33:00
    @ MANUPATIA

    il a deja fait la taule sa na pas calmer ces ardeurs, abruti !!

    la taule sa ne règle pas tous et sa aurai fais un nouveau chômeur.
    MANUPATIA 2015-08-28 12:11:00
    tu es un lache... c'est la taule qu'il te faut pour calmer tes ardeurs
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