Voile – Tour de France 2016

    jeudi 21 juillet 2016

    Trésors de Tahiti a terminé 10e du raid côtier hier à Roses en Espagne. (Photo : DR)

    Trésors de Tahiti a terminé 10e du raid côtier hier à Roses en Espagne. (Photo : DR)


    Piégeuse Méditerranée

     

    La reprise du Tour de France à la Voile fut difficile à bord de Trésors de Tahiti en cette première journée de compétition à Roses (Espagne).

    En tête à mi-parcours du raid côtier, Teva Plichart et ses hommes ont pu goûter aux capricieuses conditions de navigation méditerranéennes.

    Connues pour être instables, ces dernières ont stoppé le trimaran rouge-et-blanc à la 3e marque de parcours.

    Une fois le vent revenu, en 23e position, les Moano Hiva ont cravaché pour remonter les places et s’adjuger une 10e position sur la ligne d’arrivée.

    Au classement général, ils descendent d’une marche et se classe désormais 8e. Retour avec Petero Pennec sur la course du jour.

     

    Peux-tu nous faire le déroulé de ce raid côtier ?

    “On est parti avec un ris imposé par le comité de course car nous devions avoir 20-25 nœuds sur la zone de navigation.

    Or il y a eu 10 nœuds de vent au moment du départ donc nous sommes partis sous-toilé. Après un petit bord de dégagement on passe 3e la première marque.

    Puis ensuite on choisit une route un peu haute par rapport à la marque précédente car il nous semblait avoir plus d’air à gauche.

    Mais le vent est devenu instable en direction et en force. On passe encore 3e à la marque n°2, puis on descend toujours sous gennaker en se faufilant premier à la marque suivante.

    Et là, il n’y a plus de vent. Toute la flotte se resserre et nous sommes tous à nouveau à égalité. Je ne sais pas combien de temps on passe là, peut-être une demi-heure à attendre que le vent rentre.

    On est resté un bon moment avec le gennaker roulé et à se faire balloter par les vagues. A tenter de savoir qui allait passer en premier.

    Le vent était au large mais sans vitesse, c’était impossible de virer pour aller le rejoindre comme d’autres l’ont fait.

    Et quand nous l’avons enfin touché, nous étions déjà dans les derniers. Après, on s’est battu pour revenir en s’appliquant sur les réglages, en faisant particulièrement attention à nos positions à bord et à la communication sur le vent…

    On s’est dit que chaque point comptait et qu’il ne fallait pas bloquer sur le classement final. Bien sûr nous étions déçus car on perd la tête de flotte. Il fallait se reconcentrer pour gagner chaque mètre et chaque place. Et nous sommes repassés de 23e à 10e”.

     

    Est-ce des conditions de navigation habituelles en Méditerranée ?

    “Normalement à la bouée sans vent, il y aurait dû avoir 25 nœuds et là il y avait 0. Ça prouve bien que la météo en Méditerranée est incertaine.

    Je pense que demain, à Roses, le vent devrait être plus stable en force mais encore oscillant en direction du fait de la proximité avec la côte et son relief.

    Et pour la suite de la compétition, c’est effectivement probable d’avoir à nouveau ce genre de scénario sauf s’il y a du mistral fort à Hyères et à Marseille”.

     

    À mi-parcours, essayez-vous déjà de marquer vos adversaires les plus proches en points ?

    “On essaie de faire notre course par rapport au vent, par rapport à notre placement mais pas du tout selon la concurrence. C’est impossible de marquer un adversaire dans ces conditions que ce soit sur un raid côtier ou en stadium. Donc on fait notre course”.

     

    Au classement général, l’équipage ultra-marin limite la casse et rétrograde d’une place. Il pointe désormais à la 8e place. Demain, pour les épreuves en stade nautique, ce sera le grand retour de Manutea Mahai à bord de Trésors de Tahiti.

     

    LDT

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