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Vol dangereux : un drone s’est écrasé près d’un avion

jeudi 29 décembre 2016

drone aéroport

Faire voler un drone dans les environs d’un aérodrome est strictement interdit. (© DR)

Attention, danger ! Selon nos informations, confirmées par les services de l’aviation civile (service de l’État), un drone a été intercepté sur une des pistes de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a, mardi soir aux alentours de 18 h 30. Une première au fenua, selon les services concernés.

“C’est le premier événement drone que l’on découvre en voisinage de la piste”, a confié le responsable de la communication de l’aviation civile, Francis Sacault. “C’est bien mardi en fin de journée que, sur un taxi-way (une bretelle d’accès, NDLR), a été signalée la présence d’un drone.”

La gendarmerie a saisi l’objet et mène une enquête afin de connaître le propriétaire de cet objet volant pas encore identifié. Selon le responsable de l’aviation civile, le drone n’aurait pas gêné les avions, sur la piste. Contactée hier, la gendarmerie via la BGTA (la brigade de l’aéroport) a confirmé les faits mais c’est bien les pilotes d’Air Tahiti qui ont alerté les autorités. Alors qu’ils venaient d’atterrir, les pilotes ont constaté la présence d’un objet volant d’une trentaine de centimètres de largeur, aux couleurs rouge et verte, devant leur appareil, qui se trouvait bien sur la bretelle d’accès à la piste d’envol. Alors qu’ils n’avaient pas terminé leurs manœuvres et qu’ils avaient contacté la tour de contrôle, l’engin en question s’est écrasé. Ce sont les pompiers, rapidement intervenus, qui ont constaté que c’était bien un drone.
“Une procédure d’intervention a été rapidement mise en place, les drones sont interdits d’utilisation dans le voisinage d’un aérodrome. C’est suffisamment grave pour qu’une enquête soit menée jusqu’au bout”, a confirmé Francis Sacault de l’aviation civile. Pour le moment, l’enquête n’a pas permis de découvrir le propriétaire de ce drone.

Les faits sont graves et pourraient bien évidemment, dans le pire des cas, entraîner le crash d’un avion, avec des passagers à bord. Un homme a d’ailleurs été condamné à deux mois de prison avec sursis à Montpellier en novembre 2013 pour avoir fait tomber son drone près d’un aéroport. Depuis fin 2015, le gouvernement français a légiféré drastiquement sur la pratique et l’utilisation des drones, devenu depuis un des cadeaux rois de Noël et la Polynésie n’y échappe pas.

Avant de prendre l’air, pour chaque vol, le pilote d’un drone équipé d’une caméra ou d’un appareil photo doit obtenir une autorisation. Suivre une formation avant de piloter un drone et le faire homologuer sont plus que fortement conseillés concernant les protections des personnes survolées et de leurs vies privées, il est nécessaire de recueillir l’autorisation des personnes filmées ou photographiées et de déposer le plan de vol au haut-commissariat et/ou à l’aviation civile “s’il y a survol du public ou de zones habitées”, un mois à l’avance. Cette dernière démarche est gratuite. Ces règles de base sont réunies dans un document en 10 commandements (lire ci-contre).

Que l’appareil soit muni de caméra ou d’un appareil photo ou qu’il ne dispose d’aucun moyen de prise de vue, il est interdit de faire voler un drone à une altitude supérieure à 150 mètre (et à moins de 100 mètres du pilote). Enfin, selon la taille des engins, des qualifications de pilotage plus ou moins poussées vous seront demandées. N’est pas pilote qui veut. 

 

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Christophe Cozette

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