Habillage fond de site

Wang Cheng veut faire « faire de Hao une base d’élevage de classe mondiale »

vendredi 1 juin 2018

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 » C’est une nouvelle page de l’histoire notre commune qui s’écrit » s’est réjoui jeudi Théodore Tuahine, maire de Hao. Trois ans après la pose de la première pierre de Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF) sur le site de la future ferme aquacole de l’île, l’édile a accueilli Edouard Fritch, président de la Polynésie française, mais aussi Wang Cheng, président de TNOF, à l’origine du projet de ferme aquacole.

« Aujourd’hui, les terrassements sont bien avancés et permettent désormais de démarrer la construction de la base de vie et de certaines parties de l’écoloserie », a précisé le chef de l’exécutif. Ce dernier a ensuite procédé à la signature d’un parchemin, avec le président de TNOF, le maire de Hao et Haut-commissaire de la République, engageant les parties à la réussite du projet. Ledit parchemin a ensuite été posé avant d’être recouvert par la première pierre du chantier.

Il faudra donc attendre encore pour les premiers coups de pioches. L’homme d’affaires chinois prévoit cependant de livrer ses premiers poissons, des mérous notamment, d’ici trois ans. Par ailleurs, il a affirmé sa volonté de « faire de la ferme aquacole de Hao une base d’élevage de produits de la mer de classe mondiale ». Pour ce faire, la société TNOF compte produire des poissons qui répondent à la certification ASC, principal organisme mondial de labellisation et de certification de produits de la mer issus d’une aquaculture responsable (lire notre édition de mercredi). « Dans le Pacifique sud, notre ferme de Hao est pour le moment la seule à en avoir fait la demande », s’est félicité Wang Cheng. « Grâce à cette certification, nos poissons pourront s’exporter sur les marchés européens, et américains, où les normes et les règles en terme de qualité sont très strictes », a complété un Edouard Fritch très enthousiaste.

 

Les pêcheurs s’interrogent

 

Alors que des associations environnementales locales s’inquiètent de l’impact d’une telle activité sur l’écosystème de l’atoll, le président de Tahiti Nui Ocean Foods a tenu à rassurer les plus sceptiques. « Nous travaillons en très proche collaboration avec l’université de l’océan de Shanghai pour nous assurer que nos méthodes de production soient le plus respectueux possible de l’environnement », a indiqué Wang Cheng. Puis, ce dernier d’ajouter : « sur le site de la ferme aquacole, un laboratoire de la mer sera chargé de mener des études et de surveiller l’impact de notre activité sur l’écosystème de l’île. »

Du côté de la population de Hao, venue très nombreuse hier pour la réception de ses hôtes, le projet de la la ferme aquacole fait quasiment l’unanimité. « On manque de travail ici, et notamment pour les jeunes. On a hâte que le chantier débute enfin », a confié Lise. Pour Natacha, le fait de pouvoir produire du poisson de très bonne qualité permettra de faire rayonner Hao sur la scène internationale. « Il y a des îles aux Tuamotu qui sont connues pour la plongée ou pour les excursions. Ce qui n’est pas forcement le cas de Hao. Avec ce projet, on parlera un peu plus de notre île à l’international et c’est du bonus. »

William, un pêcheur de l’île, souhaite quant à lui plus d’informations autour de ce projet de ferme aquacole. Il se demande, de même que d’autres pêcheurs, si des zones du lagon leur seront interdites. « On avait entendu parler, à un moment, de bassin dans le lagon. Apparemment, maintenant ils souhaitent faire leur élevage uniquement à terre. Nous attendons de voir, mais c’est un beau projet pour l’île. On ne peut pas le nier. »

Théodore Tuahine a voulu jeudi se montrer rassurant : « le but de projet n’est pas que l’on vienne massacrer notre lagon. Dans nos discussions avec Wang Cheng, il a été très sensible aussi sur ce point là. »

TNOF prévoit de sortir un peu plus de 3 000 tonnes de poissons d’ici trois ans. L’objectif étant d’atteindre les 50 000 tonnes de poissons d’ici 2030. « Nous espérons installer le projet sur les 30, 50 voire les 100 ans à venir », a conclu Wang Cheng. L’investisseur chinois souhaite employer 90% de main d’œuvre locale.

Désiré Teivao

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