La webradio Fafaroots débarque sur votre ordinateur et smartphone

    vendredi 2 septembre 2016

    radio

    De gauche à droite, Janjan et Moana, deux passionnés de musique, aux manettes de Fafaroots, nouvelle webradio en ligne depuis une semaine. (Photo : Christophe Cozette)

     

    INTERNET – Une radio de fans  pour les fans de Tahiti

     

     

    Fafaru 2.0. “Le grand avantage par rapport à une radio FM, c’est qu’on peut gérer une webradio de n’importe où”, a expliqué Moana, alias Jansé Wesson, artiste et producteur au sein de Blackstone productions, qui héberge, par ailleurs, le studio de Fafaroots, une toute nouvelle radio sur Internet, disponible sur ordinateur et/ou smartphone.

    L’idée était dans l’air depuis quelque temps, mais c’est un récent voyage au Japon où Moana essaye de se rapprocher des amoureux de la culture polynésienne, qui a tout déclenché.

    “Les Japonais sont à fond connectés et très demandeurs de la culture polynésienne et, avec notre label, on cherche à s’implanter là-bas”, a-t-il expliqué, dans le studio de ce nouveau diffuseur musical.

     

    À son retour, Moana, avec Janjan, passionné de musique et patron du restaurant végétarien Le J’Âm, rue Charles-Viénot, se lance sur Google et choisit sa plateforme webradio parmi une flopée de solutions Internet.

    Pour un abonnement mensuel d’environ 30 000 F, cela permet d’exister sur Internet (avec nom de domaine) et sur smartphones.

     

    “Des radios de la place commencent à grincer des dents, mais qu’elles se rassurent, nous sommes que sur le web et nous ne diffusons et ne diffuserons pas de publicité”, a expliqué Moana.

    “Si on fait cela, on perd notre liberté.” Ce qui permet à l’équipe de faire des jingles coquins pour la programmation nocturne par exemple, et surtout d’avoir la totale main mise sur la programmation musicale.

     

    Et le nom ? “On est fans de pizza avec l’équipe, on s’était dit, si un jour, on monte une pizzeria, on l’appellera pizza fafaru. Et on a fait une radio, il nous fallait un nom que tout le monde retient”, a expliqué Maona, amusé.

    En ligne depuis le 19 août, Fafaroots s’installe doucement, sur Facebook aussi, seul outil de communication pour faire connaître la webradio tahitienne.

     

    La plateforme choisie pour Fafaroots offre une kyrielle d’outils statistiques et permet de connaître chaque auditeur en temps réel. “On a été surpris dès le 2e jour, un auditeur français est resté connecté 11 heures d’affilée”, s’étonnent les deux comparses, devant leur outil de travail.

    Ce dernier, offre également toute une batterie de capsules (infos, news, horoscope…) à “glisser” ou pas dans la grille d’antenne.

    Pour l’instant, le choix de l’équipe est clair, pas d’informations, “pas de bla-bla”. Fafaroots est clairement musicale.

     

    De NTM au Tahiti d’antan, des Rolling Stones au Tikahiri, la programmation se veut hétéroclite, avec des sélections “exclusives” – hip-hop, 70’s-soul, jazz, funk/disco/ house, pop-rock, reggae/ragga/ dub – de deux heures chaque jour (14-16 heures et rediffusées à 22 heures).

    “L’idée était de faire une radio qu’on écouterait”, explique Janjan, fans de musique, à la collection innombrable de vinyles de toute sorte. Et l’équipe en redemande.

     

    “L’idée était de faire une radio qu’on écouterait nous”

     

     

    L’intérêt d’une radio, classique ou webradio, est l’interaction avec les auditeurs, d’ici et d’ailleurs.

    Via Facebook ou le site, Fafaroots se veut “la webradio de Tahiti qui diffuse ce que vous aimez”.

    Outre la possibilité de satisfaire rapidement la demande de dédicaces – la radio se pilote d’un simple ordinateur porta­ble -, Fafaroots invite les auditeurs à rentrer en communication avec la radio afin d’étoffer leur bibliothèque, composée, pour le moment, de 1 500 à 2 000 chansons. K7, vinyles, tous les anciens supports sont les bienvenus et l’équipe se chargera de mettre vos albums sous format numérique afin de la diffuser à l’antenne.

    Fafaroots étant affiliée à la Sacem, les droits d’auteurs seront donc reversés pour les artistes sociétaires.

    De plus, le site vous permet d’acheter directement, par un simple clic, un titre qui passe à l’antenne. Bien évidemment, la remarque est valable pour les artistes d’aujourd’hui.

    “Qu’ils nous amènent leurs sons, on les rentre dans notre programmation”, assure Moana qui a, bien évidemment, rentré ‘ses’ morceaux comme Iaorana, mais aussi des artistes du label comme Ashley, avec son Lost island.

    Et la suite ? “On va se mettre à la vidéo, avec des invités, cela sera plus sympa avec quelques caméras et pourquoi pas, du streaming sur le site pour du vrai direct”, a confié Moana.

    Ce qui n’a pas empêché Fafaroots d’enregistrer sa première émission en japonais “Iaora Tahiti” avec Yota, le chauffeur de taxi bien connu, en guise d’animateur (lire La Dépêche de Tahiti du 21 mars, “Yota, le taximan venu du Japon”).

    D’autres suivront, bien évidemment.

    Christophe Cozette

    www.radiofafaroots.com et disponible en application mobile sur iPhone et Androïd.

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