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Un week-end pour transmettre le savoir ancestral

lundi 18 septembre 2017

tapa

L’atelier tapa face à la mer a été très apprécié des visiteurs, qui ont pu repartir chez eux avec leur propre production. (© Élénore Pelletier)


Mille six cents visiteurs sont venus, ce week-end, découvrir et redécouvrir les trésors du musée, ainsi que participer aux nombreuses visites guidées et animations mises en place pour l’occasion. Comme à chaque édition, les visites guidées des réserves du musée ont été prises d’assaut et deux créneaux supplémentaires ont dû être ajoutés à la programmation. Le clou de ces journées du patrimoine a été les ateliers de fabrication, axés sur la transmission des savoirs ancestraux, très appréciés des familles.

La participation du Musée de Tahiti et des îles aux Journées du patrimoine a, cette année encore, été couronnée de succès.

Pas moins de 1 600 visiteurs sont venus, ce week-end, découvrir ou redécouvrir les trésors du musée et participer aux nombreuses visites guidées et animations mises en place pour l’occasion. Et ce, malgré une météo très incertaine.

Comme à chaque édition, les visites guidées des réserves du musée ont été prises d’assaut. Face aux nombreuses demandes de réservation, la semaine précédente, pour ces Journées du patrimoine, la direction du musée avait d’ailleurs décidé d’ajouter à sa programmation, deux visites supplémentaires aux quatre qui étaient initialement prévues.

“Et elles ont toutes été remplies avant même le début du week-end, estime Miriama Bono, aujourd’hui à la tête du musée. C’est l’unique moment de l’année où nous ouvrons les réserves au public. C’est pourquoi la demande est très forte. Des visiteurs nous ont confié que cela faisait deux ans qu’ils tentaient d’avoir, sans succès, une place pour ces visites. Cette année enfin, ils ont pu accéder aux réserves. Mais certains sont encore restés sur le carreau, il faudra donc prévoir plus de visites pour les prochaines Journées du patrimoine.”

Ils ont été nombreux également à arpenter la salle d’exposition temporaire, dont l’accès était gratuit ce week-end.

Des visites guidées thématiques avaient été mises en place, pour permettre aux visiteurs d’en savoir plus sur le tapa et sur la navigation.

 

“Reproduire les gestes de nos ancêtres”

 

La toute nouvelle exposition de l’artiste peintre, Paul Jacoulet, a attiré beaucoup de monde. Samedi dernier, au soir, une quarantaine de visiteurs est venue apprécier la projection de deux films diffusés lors des dernières  représentations du Festival international du documentaire Océanien : Papa Mau Wayfinder et Voyage into the depyhs of Kanaloa. 

Le clou de ces Journées du patrimoine a surtout été les ateliers de fabrication, axés sur la transmission des savoirs ancestraux. Ils ont été très appréciés des familles, venues en nombre y participer.

Ceux- ci avaient été mis en place dans le jardin du musée, face à la mer. Un cadre magnifique pour apprendre à fabriquer du tapa, s’initier à la teinture traditionnelle, aux pochoirs, ou s’essayer au tressage, tout en regardant les dauphins virevolter dans les airs et les baleines faire leur ballet aquatique.

“C’est une première pour nous. Les années précédentes, les activités proposées au public étaient plutôt tournées vers le conte et l’apprentissage de la danse tahitienne, mais cette année, grâce au partenariat avec l’association Arioi, on a pu élargir notre champ d’animations, avec des ateliers faisant écho à ce que l’on peut découvrir dans les salles d’exposition”, explique Miriama Bono.

Les animations se sont adaptées aux conditions météorologiques et se sont expatriées à l’intérieur du musée pendant les fortes pluies de samedi après-midi, pour permettre aux visiteurs de continuer leurs ouvrages.

“Je devais venir avec des amis qui finalement m’ont fait fauxbond, mais je ne regrette pas d’être venu seul. C’est vraiment génial de pouvoir s’essayer à ce type d’activité et de reproduire les gestes de nos ancêtres. J’ai beaucoup appris, en fabriquant moi-même mon tapa, confie un visiteur, sa production à la main.
Je ne me doutais pas qu’il y avait autant d’étapes dans sa fabrication. Je suis fier de mon travail. Ce serait bien que ce genre d’atelier soit reconduit plus souvent dans l’année, et pas seulement lors des Journées du patrimoine.”

Un vœu qui sera exaucé. Face à l’engouement des participants mais aussi des enfants venus jeudi dernier, dans le cadre de la Journée du patrimoine dédiée aux scolaires, la directrice du musée a décidé d’organiser, une fois par mois, des “matinées visites guidées et activités”, pour encourager les gens à fréquenter le musée, mais aussi pour donner plus de sens aux objets exposés dans les vitrines de la salle d’exposition permanente.

Les prochaines dates sont d’ores et déjà programmées, les samedi 7 octobre et 4 novembre, avec des visites guidées de l’exposition temporaire Paul Jacoulet et la mise en place d’ateliers artisanaux animés par l’association Arioi.

E.P.

 

Plus de quatre-vingts personnes sont venues visiter le fonds patrimonial polynésien

journée patrimoine

Munis de gants, les visiteurs, par groupe de huit ont donc pu manipuler chaque ouvrage et en apprendre davantage sur leur histoire, leur acquisition et leur conservation à la BU. (© Élénore Pelletier)

Pour sa troisième participation aux Journées du patrimoine, la bibliothèque universitaire (BU) de l’Université de Polynésie française (UPF) a accueilli plus de 80 visiteurs dans ses réserves.

“Nous avons reçu, durant ces deux journées, un public très éclectique : des habitués de la bibliothèque, des étudiants mais aussi beaucoup de personnes venues de l’extérieur, qui ont eu connaissance de l’information par voix de presse.
Chaque année, l’évènement prend de plus en plus l’ampleur. C’est très encourageant pour nous. On avait prévu huit créneaux horaires de visites, mais devant le nombre de demandes, on a dû en rajouter deux samedis après-midi, et on a dû refuser du monde. L’an prochain, on pense en ouvrir d’avantage”, explique Vaea Deplat, médiatrice documentaire et culturelle de la BU.

 

L’occasion de consulter le fonds patrimonial polynésien

 

Ces Journées du patrimoine sont l’occasion unique de pénétrer dans les coulisses de la BU et de consulter le fonds patrimonial polynésien qu’elle a acquis au fil des années, depuis plus de 17 ans.

Parmi les trésors à découvrir  : des esquisses, des gravures et les plaques de cuivre ayant servi à l’impression de celles-ci, les journaux de bord de grands navigateurs, des ouvrages en couverture tapa et raphia.

Il y a aussi des œuvres épuisées et rares telles que des vinyles de folklore tahitien des années 1950, l’inestimable “vision polynésienne”  de Bobby Holcomb, une carte de l’Océanie réalisée à l’encre brune, rehaussée d’aquarelles datant du 19e siècle, ou l’imposant volume Marie galante, récit du voyage aux Antilles illustré par le célèbre Jacques Boullaire, datant de 1954.

Munis de gants, les visiteurs, par groupe de huit, ont donc pu manipuler chaque ouvrage et en apprendre d’avantage sur leur histoire, leur acquisition et leur conservation à la BU.

Quarante-cinq minutes de visite. “Trop court” pour certains, qui se seraient bien vus y passer leur journée… 

“Ce serait tellement bien qu’ils organisent plus souvent des journées comme celles-là. C’est tellement passionnant et enrichissant de découvrir de tels ouvrages. J’ai déjà hâte d’être aux prochaines journées du patrimoine”, expliquait un visiteur à la sortie du magasin.

Le reste de l’année, s’il n’est pas possible de visiter les coulisses de la BU, il est en revanche possible de consulter les ouvrages qu’elle renferme, sur simple demande à l’accueil de l’établissement.

 

Une collection amenée à s’enrichir

 

Ces Journées du patrimoine ont également permis de faire découvrir au public la collection numérique du fonds patrimonial polynésien, qui a pu voir le jour grâce à un partenariat entre le service du patrimoine archiviste (SPA), de l’UPF et de la BU.

“On y trouve pas moins de 200 cartes postales du SPA, qui ont été numérisées, ainsi que tous les numéros du bulletin de la Société des études océaniennes de 1917 à 1977, quelques ouvrages du fond polynésien de la BU mais aussi du SPA. Cette collection est amenée à s’enrichir d’années en années”, précise Vaea Deplat.

Pour le moment, celui-ci n’est accessible que par les étudiants de l’UPF ou consultable directement à la BU. Son lancement auprès du grand public devrait être annoncé en novembre, au moment du Salon du livre. On pourra alors la consulter d’un simple “clic”depuis son propre ordinateur.  

 

E.P.

 

tapa

(© Élénore Pelletirer)

musée des îles

Les journées du patrimoine sont l’occasion pour les touristes et les locaux de découvrir ou redécouvrir les salles d’exposition du musée. (© Élénore Pelletier)

musée de tahiti

(© Élénore Pelletier)

journée patrimoine

Dans les jardins du musée, les enfants ont pu découvrir les légendes polynésiennes. (© Élénore Pelletier)

enfant peinture

Un atelier teinture naturelle et pochoir très apprécié des plus jeunes. (© Élénore Pelletier)

tressage

Petit cours de tressage… (© Élénore Pelletier)

 

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