Winiki Sage élu président du CESC

    vendredi 29 janvier 2016

    Hier matin, les 48 membres du conseil économique, social et culturel (CESC) ont procédé à l’élection de son nouveau bureau et des membres de ses commissions. Car si les conseillers détiennent des mandats de quatre ans, ces postes sont renouvelés tous les deux ans.
    C’est Winiki Sage, président de la Fédération des associations pour la protection de l’environnement (Fape – Te Ora Naho) et frère de la députée Maina Sage, qui a remporté le scrutin au second tour, par 27 voix, contre 12 au président sortant Angelo Frébault et sept à Eugène Sommers, tous deux issus du collège des salariés. Winiki Sage a bénéficié de la coutume qui veut que la présidence tourne entre les différents collèges, un gentlemen’s agreement respecté par le collège des patrons qui ne présentait pas de candidat et soutenait sa candidature.
    Face à lui, trois autres candidats qui, eux, n’avaient cure du fameux gentlemen’s agreement : Tepuanui Snow, également issu du collège des associations et qui s’est retiré après n’avoir récolté que deux voix au premier tour ; Angelo Frébault, qui avait d’abord dû s’opposer, au sein de son propre collège, aux velléités de candidature de Patrick Galenon ; et Eugène Sommers, lui aussi du collège des salariés mais issu d’une autre centrale syndicale, la CSIP.

    Quatre candidats

    La séance, présidée par le doyen du CESC John Doom, a d’abord vu les quatre candidats exposer leur profession de foi. Tous ont naturellement insisté sur le rôle pivotal du CESC – qui, rappelons-le, n’émet que des avis consultatifs mais “souvent pris en compte” selon Angelo Frébault –, et son activité accrue ces derniers temps, non seulement en termes de textes de loi examinés, mais aussi grâce à sa participation à des événements comme les assises de l’environnement des étudiants avant la COP 21, en novembre dernier.
    Angelo Frébault et Tepuanui Snow militaient pour un renforcement du budget de fonctionnement du CESC – lire : une augmentation des indemnités et la prise en charge des billets d’avions des conseillers résidant dans les îles, un souhait aux antipodes du rapport de la Chambre territoriale des comptes examiné la veille à l’assemblée de la Polynésie française et qui réaffirmait la nécessité de limiter la masse salariale de la sphère publique. Angelo Frébault souhait également que le mandat des conseillers passe de quatre à six ans, comme au conseil économique, social et environnemental en France, avec un renouvellement du bureau tous les trois ans.
    Winiki Sage a quant à lui souhaité que le CESC s’ouvre encore plus largement à d’autres publics, par des conférences-débats organisées tour à tour par chaque collège. Parmi les sujets qu’il entend aborder dans ce cadre, l’évolution des langues polynésiennes, la place de la femme dans la société, l’enfance et la montée de la délinquance, ou encore le diabète et les maladies liées au mode de vie, un thème qui s’inscrit dans celui de la réforme de la protection sociale. Winiki Sage souhaite aussi “intensifier les relations avec le monde communal, acteur incontournable du développement”.
    Le nouveau président du CESC a naturellement appelé de ses vœux la relance économique, mais “une relance respectueuse des valeurs sociales et environnementales”, et non pas une “relance économique à deux vitesses comme on l’a vécu par le passé”. Winiki Sage, qui est fonctionnaire territorial et travaille à l’OPT – il y est chef du centre “cœur de réseau” – devra trouver du temps pour assumer sa nouvelle fonction au CESC.
    Ces deux dernières années, le CESC a rendu 47 avis sur des projets de loi, deux rapports d’autosaisine et cinq vœux. “Cela fera partie d’une négociation que j’aurai avec mon institution. Ça va être compliqué mais ce qui est important, c’est de pouvoir être présent, je pense que ça va se faire d’une manière naturelle”, a-t-il déclaré à l’issue de la séance. De toute évidence, les conseillers qui ont voté pour lui n’y ont pas vu d’obstacle.

    C.P.

    Tommy 2016-01-29 19:17:00
    Le CESC en Polynésie, aussi inutile que le Sénat en France. Avons-nous besoins de ses "avis", sans aucune portée d'ailleurs, les réseaux sociaux sont suffisamment présents pour faire savoir ce que pense la société, et puis tous les problèmes sont déjà abordés et traités par l'Assemblée de Polynésie. CESC = doublon. En attendant, le contribuable est obligé de l'entretenir à grands frais, avec en prime toutes les rémunérations et indemnités versées à tout ce petit monde, dont certains sont déjà des cumulards notoires, qui grattent de tous côtés sans vergogne. Moralité: la prédation institutionnelle a de beaux jours devant elle. La vie est belle dans ce pays .... pour certains.
    bof 2016-01-29 14:57:00
    il est de la famille de la "député"? aie!!!
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